Pierrick Fedrigo s’arrête à Plouay

Il met un terme à sa carrière après 17 saisons chez les professionnels

A 38 ans, Pierrick Fedrigo mettra un terme à sa carrière dimanche, à l’occasion de la Bretagne Classic Ouest France (ex Grand Prix de Plouay). Le champion de France 2005 et le quadruple vainqueur d’étape sur le Tour de France veut profiter de sa famille avant de se lancer dans une nouvelle activité. 

Pourquoi avoir choisi cette course comme clap de fin ?

J’ai remporté le GP de Plouay en 2008, je termine deuxième en 2009, je suis forcément attaché à cette course. Et surtout, ma femme, mes deux enfants et mes parents seront auprès de moi, dimanche. Pendant toutes ces années, ils ont été présents pour me soutenir et m’encourager. C’était très important que ma famille puisse partager ce moment avec moi.

Réalises-tu qu’il s’agit de ta dernière course ?

J’essaye de ne pas trop y penser… J’ai encore des objectifs, j’ai envie de faire une belle dernière course. Le parcours a changé, nous serons sur une course en ligne. Même si c’est une World Tour, j’espère qu’il y aura une course de mouvement.

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Que retiens-tu de tes deux années passées avec l’équipe ?

Chaque personne, coureur ou staff, apporte sa pierre à l’édifice pour mener un projet commun. Emmanuel Hubert a su faire évoluer son équipe tout en conservant l’esprit familial qui est sa marque de fabrique. C’est une belle équipe.

Vas-tu continuer le vélo ?

Oui, c’est une passion avant d’être un métier. J’en ferai différemment. Aujourd’hui, je m’entraine pour être compétitif, la prochaine fois je ferai du vélo pour le plaisir.

Qu’est ce qui va te manquer dans le vélo en compétition ?

La sensation de se sentir fort sur le vélo, sentir qu’on roule vite, qu’on est dans le coup pour la gagne.

Une chose que tu ne regretteras pas ?

Etre obligé d’aller rouler malgré les mauvaises conditions climatiques ! Le plaisir sera d’aller faire du vélo quand j’en ai envie et quand il fera beau (rires).

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S’il n’y avait qu’une victoire à retenir ?

Les quatre étapes sur le Tour de France ou le championnat ont été des victoires capitales. Avec ces victoires, j’ai marqué mon sport. Quand on débute cela parait inaccessible, alors le réaliser procure un grand bonheur. Quand on en gagne une sur le Tour, on a une seule envie : revivre ces moments-là. Il faut créer la réussite, être dans un bon jour et avoir une bonne petite étoile. Mais, ma plus marquante, reste ma première victoire chez les professionnels, au Tour du Limousin. J’ai eu un début de carrière difficile, ponctué par des soucis de santé. C’était un soulagement, je me suis dit « c’est bon je l’ai fait ».

Que vas-tu faire ensuite ? 

Après 17 années chez les pros, c’est vrai que beaucoup de personnes me posent la question. J’ai des projets en tête qui nécessiteront sûrement des formations. Depuis 17 ans je suis programmé pour faire du vélo, mes journées sont tournées vers cela. Il faut aussi le reconnaître, nous sommes un peu assistés par nos proches et le staff pour y arriver.  Je vais avant tout retrouver une vie « normale » et profiter de ma famille.

 

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