Francis Mourey J’arrive avec beaucoup de fraîcheur

Huit fois champion de France de cyclo-cross, il repart en conquête à Besançon le 10 janvier.

Il a remporté le 2 janvier la première victoire de l’histoire de notre équipe Fortuneo-Vital Concept en s’imposant à Mielen, en Suisse, dernière manche de l’EZK Cross Tour. Au lendemain d’une place de deuxième au Luxembourg ! Francis Mourey retrouve donc la condition au bon moment: il tentera dimanche 10 janvier de remporter, à 35 ans, un neuvième titre de champion de France de cyclo-cross. Quasiment chez lui, à Besançon.

Que t’a apporté ton premier week-end de l’année ?

Une victoire et une place de deux ! Qui ont montré que je reviens bien, que je progresse à chaque course depuis décembre, et que je suis toujours là. Donc ce week-end m’a apporté de la confiance. Et puis il y avait un symbole, cette première victoire pour Fortuneo-Vital Concept, sous son nouveau maillot. L’équipe qui m’a fait confiance. Je tenais vraiment à montrer cette gratitude à ses dirigeants. Leur offrir vite l’image de bras levés, d’un podium.

Comment envisages-tu le championnat de France ? Clément Venturini t’a dominé lors des manches Coupe de France, il a 22 ans…

Je sais que je n’aurais pas une grosse marge de manoeuvre. Mais voilà, je suis sur une pente ascendante, à moi de faire une course très intelligente. Mon retard de décembre n’était pas illogique, après sa chute du 8 novembre à l’échauffement du championnat d’Europe aux Pays-Bas, et cette grosse douleur à l’épaule qui m’a handicapé. Je reviens, je le sens, je le sais.

Tu connais bien le circuit de Besançon…

… Et je l’apprécie. Besançon est à moins de cinquante kilomètres de chez moi. J’ai couru quatre fois sur ce circuit, quatre manches de Coupe de France, j’ai gagné quatre fois. Il est difficile, complet, j‘aime bien. À chacune de mes victoires, les conditions étaient boueuses, comme celles qu’on va avoir le 10 janvier. Jusque fin décembre, on a beaucoup couru sur le sec. Ce ne sera pas le cas à Besançon.

MOUREY

Ta chute de fin novembre t’a tout de même beaucoup pénalisé…

Pas forcément. Je pu être un peu court ces dernières semaines parce que j’ai dû me passer de deux grosses semaines d’entraînement prévues fin novembre-début décembre. Mais je m’y suis remis, j’ai beaucoup bossé et je suis revenu vite dans le rythme. Je vais peut-être même en tirer un avantage. Je n’ai pas couru les manches de Coupe de France et de Coupe du monde avec une grosse pression cet hiver comme à l’accoutumée, j’ai l’impression d’arriver au championnat avec beaucoup plus de fraîcheur que d’habitude.

Tu as changé de matériel le 1er janvier, ce n’est pas pénalisant ?

Je n’ai pas l’impression. Look m’a conçu un vélo de cyclo-cross qui me plait, qui me paraît efficace. En deux courses, il a fait premier et deuxième, on ne peut rien lui reprocher !

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