Paris-Nice : on a très, très faim !

 » Nous abordons Paris-Nice (8 au 15 mars) avec humilité, car une première épreuve WorldTour de la saison monte le niveau d’un cran, reconnait Emmanuel Hubert, manager général de l’équipe Bretagne-Séché Environnement. Mais aussi avec sérénité et ambition. Nos cinq victoires de février ont validé le travail mis en place tout au long de l’hiver. Nous partirons avec deux leaders protégés pour le général, Eduardo Sepulveda et Jonathan Hivert, et nous ferons un premier point en haut de la Croix-de-Chaubouret, le cinquième jour. Et nous pouvons aussi viser une étape avec Yauheni Hutarovich. »

Chacun des huit coureurs sélectionnés pour ce Paris-Nice s’est également exprimé.

Eduardo Sepulveda : « Ce sera mon deuxième Paris-Nice, après 2014 (20è du général final). J’ai le souvenir d’une course très nerveuse. C’est un cran au-dessus du calendrier habituel, une WorldTour ça se sent. Avec des enjeux pour les équipes de sprinters, ce n’est pas très serein dans le peloton les premiers jours… Le parcours me plait avec les deux chronos premier et dernier jour, et l’arrivée en haut de la Croix-de-Chaubouret. Je vise clairement un Top 10 au classement général final, même si je vais découvrir dans le col d’Éze un exercice inédit pour moi, le chrono en côte. Ma victoire aux Boucles Sud Ardèche samedi m’a « relaxée ». Je ressentais pas mal de pression en ce début de saison après mon année 2014 gâchée par ma blessure au genou. Elle est évacuée grâce à cette première victoire chez les pros. »

Jonathan Hivert : « Paris-Nice est ma course préférée ! Je l’ai déjà disputée quatre fois : 2009, 2012, 2013 et 2014. Je me souviens avoir vu la gagne de près en 2012, à Rodez : je fais 4 de l’étape, remportée par Gianni Meersman. Paris-Nice est une grande course, très belle, j’aime l’atmosphère qui s’en dégage et c’est une période de la saison où je ne suis pas si mal… Je suis satisfait de mes premières sorties sous le maillot Bretagne-Séché Environnement, même si je n’ai pas encore conclu (cinq top 10 en février). Paris-Nice, on verra au jour le jour. »

Yauheni Hutarovich : « J’ai déjà couru Paris-Nice à deux reprises, en 2012 et 2013. Mon souvenir le plus marquant, c’est la chute de Jean-Christophe Péraud dans les 100 premiers mètres du col d’Éze en 2013. J’étais son coéquipier chez AG2R, il prend la 3è place en haut quand même ! La saison a très bien commencé pour moi et toute l’équipe. Cinq victoires, on commence à faire parler… Pour ce Paris-Nice, je nous sens solide, on peut briller au général, au sprint, dans les bosses. Je vise une victoire d’étape, même si j’ai été incertain jusqu’à ce milieu de semaine pour des petits ennuis gastriques. »

Daniel McLay : « C’est ma première grande course, ma première épreuve par étapes WorldTour et bien entendu, mon premier Paris-Nice. Le parcours ne me dit pas grand chose encore, même si j’ai déjà beaucoup couru en France ces dernières années avec la Lotto U23. J’étais très mécontent à l’arrivée du Samyn mercredi : je crève dans le dernier secteur pavé, à trois kilomètres de l’arrivée, alors que Flo Vachon m’emmenait aux premiers rangs. Je visais le podium, j’avais de bonnes jambes… D’un autre côté, cette course m’a rassuré car je n’étais pas bien au Nieuwsblad et à Kuurne au cours du week-end. Mon travail sera d’emmener « Huta » dans le dernier kilomètre les premières étapes. Puis bosser pour nos leaders au général, Eduardo sans doute. On commence à tous se connaître après le Tour de San Luis et la Tropicale Amissa Bongo. Et ça tourne bien. »

Arnaud Gérard : «  Je n’ai pris le départ qu’une fois de Paris-Nice, en 2010. Et je n’ai pas envie de m’en rappeler : je m’y suis fracturé un fémur ! Pour cette édition 2015, j’ai déjà le prologue de Maurepas en tête. J’aime de plus en plus les chronos… La condition commence à venir, j’étais pas mal au Sud-Ardèche (10è) et dans la Drôme Classic le week-end dernier. Il me faut toujours plusieurs jours de course avant d’être bien. Je vise le prologue donc, une étape devant aussi si possible, et puis mon boulot sera de placer nos leaders, de courir devant. »

Anthony Delaplace : «  C’est mon deuxième Paris-Nice, après celui avec BSE l’an dernier. Je me souviens de ma longue échappée le deuxième jour avec Saramotins. On est repris dans les 10 derniers kilomètres mais c’est bon passer une journée à l’avant dans une course de ce niveau. Je serai motivé dès le prologue, et j’ai pointé les étapes vallonnées comme celles de Saint-Pourçain et de Rasteau. Je suis assez content de mon tout début de saison, j’ai eu de bonnes sensations au Gabon (9è du général final) et à la Drôme Classic mais il me manque encore un petit truc pour jouer la gagne. Mon ambition pour ce Paris-Nice est d’aider au maximum nos leaders, « Huta » dans les sprints et Eduardo pour le général. Personnellement, si je pouvais aussi prendre une belle échappée dans une étape vallonnée… ».

Florian Vachon : « Ce sera mon troisième Paris-Nice, après 2011 et 2014. Je me souviens de l’étape de Biot, en 2011, dans des conditions dantesque, sur un final urbain… Du tracé de cette année, je retiens bien entendu l’arrivée à Saint-Pourçain et le départ à Varennes, dans l’Allier, mon département. Mon début de saison a été un peu compliqué avec mon incroyable chute à Bessèges, en raison du vent. Mais la condition arrive. J’étais présent dans le final du GP Samyn, mercredi. J’espère qu’entre les deux chronos de ce Paris-Nice, la course sera plus ouverte pour les baroudeurs… Et sortir de cette semaine avec la meilleure condition possible pour en profiter ensuite. »  

Pierrick Fédrigo : « J’ai dû courir Paris-Nice une dizaine de fois… sans jamais de réussite ! C’est pourtant une période de la saison où je suis pas mal. J’ai souvent été performant au Critérium international deux semaines plus tard, jamais à Paris-Nice ! Peut-être le besoin de récupérer des premiers efforts de l’année ?.. Je suis souvent tombé aussi. On verra. Je ne suis pas si mal en ce début de saison, il m’a juste manqué le petit truc pour saisir une opportunité. Nous avons reconnu l’avant-dernière étape, Vence-Nice. Ce jour-là, avec les routes étroites et l’enchaînement des difficultés, ce sera plus facile d’être dans l’échappée qu’en cinquantième position dans la file… »

FacebookTwitterGoogle+