McLay: « Mes sprints en Picardie »

Pendant trois jours, Dan a côtoyé les sprinters dominants du Tour de Picardie. Il raconte.

Le Tour de Picardie a souri aux sprinters et notamment au Belge de Lotto-Soudal, Chris Boeckmans, vainqueur le premier et le troisième jour. Dans ce concert international relevé, Dan McLay, 23 ans, a été relevé trois fois (en trois jours) aux avant-postes. Il nous raconte.

Photos Bruno Bade.

Vendredi 15 mai, sprint 1 à Tergnier, 3è, ralenti…

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« Kevin (Ledanois) me place en bonne position juste avant les virages à angle droit des deux derniers kilomètres, et je fais tout pour rester placer avant le dernier, assez dangereux, à moins de 200 mètres de la ligne. Et puis il y a cette chute dans cette courbe, juste devant moi. Je réussis à slalomer et à rester sur mon vélo, je ne sais comment, mais je perds de la vitesse et les deux gars de Lotto me prennent vingt mètres sur le coup. Je n’ai plus qu’à tout faire pour conserver ma 3è place jusqu’à la ligne…« 

Samedi 16, sprint 2 à Fleurines, 6è, enfermé…

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« Après une bosse assez pentue jusqu’à 2 kilomètres de l’arrivée, c’est tout plat et même en légère descente jusqu’à la ligne. Ça va très vite mais Kevin (Ledanois) et Romain (Feillu) sont là, à mes côtés, pour me placer idéalement aux 500 mètres. J’y crois très fort, je sens que j’ai les bonnes jambes. Hélas, je me retrouve enfermé aux 300 mètres, mauvais choix de trajectoire… J’ai l’impression de ne pas vraiment faire le sprint, d’être un peu spectateur de la victoire de Guardini. Et malgré cela je suis 6è. Frustrant. »

Dimanche 17, Mers-les-Bains, 4è, du mauvais côté…

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 » Une étape assez calme, sauf lors de la première heure où il faut rouler derrière un groupe de vingt coureurs qui, si on laisse partir, va nous priver de tout espoir, étape et général. Il y a une belle bosse à 15 kilomètres de l’arrivée et là, Christophe (Laborie) me donne un sacré coup de main parce que je recule, après avoir abordé la pente bien placé. Après la côte, la course devient un peu folle, désordonnée, je comprend vite que je risque de me retrouver seul pour le sprint. Je me bouge pour rester bien placé dans le dernier kilomètre. Là, j’ai peur d’être enfermé comme la veille. Je lance donc mon sprint de loin, aux 300 mètres, côté extérieur. Mais de ce côté, la route est en mauvais état. Je ne peux donner toute ma puissance… 4è tout de même derrière Boeckmans, Guardini et Coquard… Trois sprints en trois jours, trois occasions manquées. Mais il y avait tout de même de très bons sprinters au Tour de Picardie, et je me suis prouvé que j’avais ma chance, désormais, quand j’avais de bonnes jambes.« 

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