Dan McLay « La descente était impossible avec la neige »

Nos coureurs ont vécu une véritable épopée à l’occasion de la troisième étape de Paris-Nice. Sous la pluie au départ avec une température frôlant les zéro degré, puis sous la neige, la course a finalement été annulé au kilomètre 125. Nos coureurs reviennent sur cette épisode.

Steven Tronet : « Pendant la course, on ne  se pose pas la question de savoir si cela va être annulé ou pas. On pensait aller jusqu’au bout de l’étape. Arrivé en haut du col, la route était impraticable à cause de la neige. A partir du moment  où on nous a donné l’autorisation de monter dans les voitures, on n’a pas hésité. Sans la neige en haut du col, on aurait fait les 170 kilomètres prévues, sous la pluie avec 1°C. En vélo tant que la route est praticable on continue à rouler peu importe le ressenti du coureur. J’ai déjà vécu une arrivée avancé mais jamais une course annulée comme ça. »

Dan McLay : «  Avant la neige, on avait déjà subit la pluie et le froid mais ça allait. On a pu monter le col mais la descente était impossible. Généralement, je m’en sors assez bien sous la pluie même si je n’aime pas cela. Je crois que personne n’aime vraiment évoluer sous ses conditions. Demain, sera surement ma dernière chance pour faire quelque chose au sprint. Ensuite, je ferais de mon mieux pour aider l’équipe. »

Julien Loubet : « Ce qui me faisait avancer, aujourd’hui, était de savoir que les étapes qui arrivent vont me convenir et qu’on aura beau temps ce week-end. Pour moi, la victoire était d’être au départ demain. C’est très dur en ce moment, je supporte mal le froid mais les jambes sont bonnes et j’ai envie de m’exprimer dans les jours à venir. Je me suis mis dans le peloton et le but était de ne pas en bouger. Le mental est très important, il faut se fixer un objectif dans l’objectif sinon on peut rapidement monter dans la voiture et abandonner. On essaye de se raccrocher à quelques choses. A partir du moment où on m’a dit que je pouvais monter dans la voiture j’ai sauté dedans, je pense que j’étais le premier. On a attendu un moment en ne sachant pas si on allait repartir ou si la course était annulée. Je dois vous avouer que quand la décision a été prise, j’étais un peu soulagé même si pour le spectacle ce n’est pas l’idéal. On est bien conscient qu’il y a des intérêts divergeant lors d’une course. Quand on est à la limite entre la neige et de la pluie, on espère presqu’il se mette à neiger. On a moins froid sous la pluie que sous la neige et cela force souvent la décision. J’avais quatre épaisseurs sur moi, le sous-maillot, le maillot manche courte, un manche longue et un k-way. Je n’ai jamais vécu une étape comme celle d’aujourd’hui.»

Sébastien Hinault-directeur sportif : « Les coureurs ne pouvaient pas descendre le col, les risques étaient trop importants, en voiture c’était déjà limite. C’était plus raisonnable d’annuler. C’est bien sûr dommage pour la course. Je ne pense pas non plus que c’était envisageable de repartir après la neutralisation. Je n’ai jamais vécu ça en tant que coureurs. On arrive sur un terrain qui va davantage nous convenir, on veut toujours décrocher une étape. On espère que Dan va se mêler au sprint demain ensuite se sera au grimpeur de jouer ! »

 

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