Coupe de France: cinq raisons d’y croire

La Coupe de France PMU marque une pause jusqu'en août. Pierrick Fédrigo et l'équipe BSE en sont de solides leaders.

La Coupe de France PMU marque désormais une pause. Avec les Boucles de l’Aulne ce 31 mai, elle a franchi le cap des deux-tiers des manches disputées en 2015, et reprendra en août à l’occasion de la Polynormande, première des cinq dernières épreuves au programme cette saison. Pierrick Fédrigo et l’équipe Bretagne-Séché Environnement abordent ce virage bien placés. Voilà pourquoi.

1 PIERRICK FÉDRIGO A BIEN JOUÉ LE COUP EN BRETAGNE

Il avait coupé trois semaines avec la compétition, depuis le GP de la Somme, et rentrait tout juste d’un stage très exigeant dans les Alpes. Mais Pierrick Fédrigo a été au rendez-vous des deux étapes bretonnes souvent marquantes dans le déroulé d’une Coupe de France: Plumélec et Châteaulin. Le premier jour à Plumélec en prenant la 3è place au sommet de la côte de Cadoudal, où il manqua juste d’un peu de fraîcheur au regard des cols gravis les jours précédents. Et plus encore en prenant la 4è place, au terme d’un final encore exigeant, des Boucles de l’Aulne.

BOUCLES DE L'AULNE / CHATEAULIN / 31 MAI 2015 / PHOTO BRUNO BADE /

Déjà vainqueur à Cholet-Pays de Loire et 2è de Paris-Camembert, c’est là peut-être, à Châteaulin, que Pierrick a engagé une processus décisif, éloignant provisoirement la menace Nacer Bouhanni, plutôt sur son terrain mais 12è seulement alors que ses coéquipiers avaient roulé toute la journée en tête de peloton. Avant Plumélec, Pierrick Fédrigo et Bouhanni possédaient le même nombre de points, 88. Depuis Châteaulin, Pierrick en compte 133, contre 93 à Bouhanni, et 100 à Baptiste Planckaert, intercalé.

2 ÇA ROULE AUSSI AU CLASSEMENT PAR ÉQUIPES

BOUCLES DE L'AULNE / CHATEAULIN / 31 MAI 2015 / PHOTO BRUNO BADE /

L’équipe BSE détient la Coupe de France par équipes depuis l’an dernier. Elle n’a pas l’intention de la lâcher. Depuis le début de saison, dans chaque épreuve, la consigne est stricte: on se bat jusqu’au bout lorsqu’on est le deuxième, troisième ou quatrième coureur de l’équipe, dans le but d’un meilleur résultat collectif. Les deux manches bretonnes de la fin mai nous ont permis de prendre un peu de marge par rapport à nos adversaires. 21 points sur Auber 93, 24 points sur Marseille 13, 26 points sur Roubaix. Précieux lorsque l’on sait qu’à chaque manche, seuls 3 points séparent une victoire (12 points) d’une deuxième place (9). Et qu’il reste cinq manches.

Assez cocace aussi de constater que les équipes continentales sont les plus motivées cette année. La première World Tour ou Continentale Pro, hors BSE, est la FdJ, cinquième seulement.

3 IL N’Y A PLUS QUE CINQ MANCHES À DISPUTER

C’est bien entendu le plus réjouissant. Au programme de la Coupe de France ne restent que Polynormande le 2 août, Tour du Doubs le 13 août, Fourmies le 6 septembre, Isbergues le 20 septembre et Tour de Vendée le 4 octobre. Cinq épreuves en deux mois.  » Ce ne sera pas une nouvelle saison qui commencera, note Pierrick Fédrigo. Mais il va d’abord falloir digérer le Tour. Il peut encore se passer beaucoup de choses…  » N’empêche, onze manches sur seize sont courues. Rares ont été, en Coupe de France, les leaders de début août déboulonnés.

4 TOUT LE COLLECTIF BSE EST CONCERNÉ

PHOTO BRUNO BADE /

C’est le cas depuis le début de saison et l’arrivée de coureurs comme Fédrigo, Hivert, Hutarovich n’y est pas étrangère: l’équipe BSE court plus compact, plus concernée du premier au dernier kilomètre. C’était flagrand au cours du week-end breton de fin mai où, tant à Plumélec qu’à Châteaulin, la force collective montante de la formation a été mise en avant. « C’est très satisfaisant, commentait Roger Théhin, directeur sportif, même si on préférerait que la victoire nous échappe moins depuis quelques semaines. Mais les progrès collectifs, grâce aux efforts et à la concentration individuelle de tous, sont flagrants.  »

5 À TITRE INDIVIDUEL, UNE PREMIÈRE

Bretagne-Séché Environnement est donc en course pour une deuxième Coupe de France par équipes d’affilée. mais surtout pour la conquête d’une première à titre individuel, à travers Pierrick Fédrigo. Ce n’est pas rien. Armindo Fonseca avait remporté la Coupe de France des jeunes sur le fil l’an dernier en s’imposant au Tour de Vendée. Là, c’est autre chose. De plus enthousiasmant encore… Et puis nos coureurs en ont assez de faire « 2 » de la Coupe de France sans jamais la gagner: Pierrick en 2004, Romain Feillu en 2007, 2009 et 2011, Florian Vachon en 2010…

PHOTO BRUNO BADE /

 

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