BIC 2000 la petite soeur grandit

À l'occasion du Tour de Bretagne, zoom sur notre équipe réserve officielle.

Le Tour de Bretagne, fin avril, nous a offert une occasion rare: nous retrouver dans le peloton face, entre autres, à BIC 2000, notre équipe réserve officielle depuis le début de cette saison 2015. L’occasion d’un point avec Yvon Caër, manager de cette équipe bretonne de DN1.

Photos Elen Rius et Philippe Priser.

Comment BIC 2000 a vécu ce début 2015, dans le cadre de son nouveau partenariat avec Bretagne-Séché Environnement ?

Cela n’a rien à voir mais nous avons d’abord pris un gros coup sur la tête avec le cambriolage de neuf vélos, la veille de la première manche de Coupe de France DN1, le Tour du Pays d’Aix, fin février. Il nous a fallu gérer le court terme. Bien entendu, nos coureurs ont été très perturbés. Mais le lendemain, avec des vélos prêtés par d’autres équipes à une heure du départ, nous en avions trois dans les points, dans les trente premiers, c’était déjà un signe positif. Nos coureurs étaient allés à l’essentiel, la performance. Et puis tout de suite, Bretagne-Séché Environnement et Emmanuel Hubert, son manager général, sont venus à notre aide. Ce cambriolage a été très dommageable à court terme mais a aussi construit quelque chose tout de suite avec BSE, dans la solidarité. En cette fin avril, nos coureurs roulent encore avec des vélos de l’équipe pro…

Et vous avez déjà gagné ?

Oui, nous comptons cinq victoires en cette fin avril, dont trois de Franck Bonnamour. Ça s’est fait tout de suite au retour d’Aix. En Bretagne, nous faisons « un et deux » à la Mélandaise puis nous signons un triplé dans le Souvenir Louison-Bobet. Et le public local a été marqué par la victoire de Franck dans le GP Bousquet, deuxième manche de Coupe de France. Un mois après le cambriolage d’Aix, c’était fort.

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Qu’est ce qui a changé au sein du BIC 2000 depuis six mois ?

Je vais prendre l’exemple de Franck Bonnamour. Il a 20 ans et évolue dans une certaine sérénité, qui déteint sur toute l’équipe. Le partenariat avec BSE nous permet de travailler sur son avenir, à moyen et long terme. Rien n’est garanti pour lui bien entendu mais à 20 ans, un coureur qui veut passer pro doit quasiment prouver toutes les semaines, se montrer pour intéresser. La proximité que nous avons désormais avec BSE nous permet de réfléchir autrement, de travailler plus tranquillement.

En quoi votre image a-t-elle évolué avec ce statut d’équipe-réserve ?

Nous avons acquis une crédibilité, d’autant qu’elle a été relayée par des résultats. Au plan local, on suscite une certaine sympathie, due aussi à l’image très positive que dégage Bretagne-Séché Environnement. Elle se répercute sur nous. Nous sommes également mieux considérés de la part des organisateurs. Même à l’étranger. Nous avons déjà eu accès à des épreuves comme le Circuit des Ardennes, Liège-Bastogne-Liège espoirs et bientôt Paris-Roubaix espoirs où notre place n’était pas gagnée.

Quels sont les liens qui se sont déjà développés avec l’équipe BSE ?

Nous sommes en phase de construction de notre partenariat et, en plus, avons du gérer cette urgence fin février… Il faut du temps. Mais déjà, quand on pense au cas de Franck Bonnamour, qui peut commencer à anticiper une prochaine carrière, à travailler en profondeur pour la planifier, la construire, c’est énorme.

Maxime Cam était avec vous ces deux dernières saisons, il est néo-pro chez BSE cette saison, suivez-vous son parcours ?

Oui, et nous restons en contact même s’il est bien entendu complètement entre les mains du staff BSE. Maxime a effectué des débuts assez timides mais ça ne m’étonne pas, c’était déjà le cas de ses débuts de saison chez nous ! Son retour d’expérience est très intéressant, il permet de mieux évaluer encore la différence entre la DN1 et les pros. Et du coup d’orienter notre travail. Ce que nous souhaitons, c’est que les jeunes talents bretons puissent se dire, au fil du temps, que la formation au métier de coureur cycliste est très performante au sein de notre structure, que nous sommes capables de leur donner toutes les clés de la réussite. Après, à eux de jouer.

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Quelle est votre ambition à plus long terme ?

Si nous pouvions continuer à dégager cette image positive vis à vis de tous nos partenaires, BSE compris, en continuant à travailler dans la sérénité, ce serait parfait. Mais l’idée est aussi d’obtenir la notoriété d’un Vendée U ou de Chambéry, reconnus pour les talents qu’ils apportent en permanence à Europcar ou AG2R-La Mondiale.

Êtes-vous des supporters de Bretagne-Séché Environnement ?

Clairement ! J’étais dans le public le 19 avril au Tro Bro Leon. J’ai vibré, et j’ai été déçu comme un gamin de voir Pierre-Luc Périchon puis Benoît Jarrier être débordés dans les derniers mètres. En juillet, nous aurons les yeux rivés sur le Tour. Je constate que Bretagne-Séché Environnement a réussi son début de saison. Comme nous. Ce n’est peut-être pas un hasard. Grandir en même temps, à deux échelons différents, c’est idéal.

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