Jonathan Hivert « A 80% de mes capacités »

Jonathan Hivert reprend la compétition au Tour de Picardie

Privé de compétition pendant trois mois à cause d’un problème au genou, Jonathan Hivert fera son retour ce vendredi 13 mai au Tour de Picardie. Une chose ne l’a jamais quitté : l’envie de pédaler. Rencontre.

La première question est simple, comment vas-tu ?
Je continue ma progression. Je n’ai plus de souci de santé. Je peux maintenant me concentrer sur l’entrainement. J’ai quatre semaines dans les jambes, cela commence à devenir intéressant. 

Peux-tu nous expliquer de quoi relevait ce problème au genou ?
En janvier, j’ai ressenti des douleurs au genou qui se sont rapidement amplifiées. Cela m’empêchait de rouler. Après avoir passé de nombreux examens, je me suis fait opérer d’une plica, c’est un problème assez fréquent chez les coureurs. Aujourd’hui, je ne ressens plus aucune gêne. Nous avons mis du temps à identifier le problème, car il n’est pas détectable à l’IRM il faut passer des examens poussés. 

Dans quel état d’esprit étais-tu lorsque les examens ne donnaient rien alors que tu ressentais une douleur ?
J’ai pris ma première licence il y a 25 ans, je sais ce que signifie faire du vélo. En janvier, je voyais bien que je ne pouvais plus pédaler. Je savais que quelque chose coinçait, que je n’étais pas fou et qu’il fallait aller au bout des examens.

As-tu eu des doutes sur le fait que tu puisses reprendre la compétition ?
Non, j’ai toujours eu confiance en moi. Je savais que j’étais capable de faire du vélo. J’étais très content de mon hiver. J’abordais la saison dans de bonnes conditions. Il fallait simplement identifier le problème. Je savais que j’allais revenir. Quand on est privé de faire ce que l’on aime, la motivation est décuplée.

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Quel a été le processus de récupération après l’opération ?
J’ai commencé la rééducation une semaine après l’opération avec ma kiné, dès la troisième semaine j’étais sur home trainer et une semaine après j’étais sur route.

A quoi as-tu occupé ton temps pendant cette période ?
Je n’ai jamais regardé autant de courses de vélo à la télévision. J’ai suivi avec beaucoup d’attention le début de saison. L’équipe a traversé une période délicate, nous avons connu beaucoup de chutes et de blessures. Aujourd’hui, les blessés sortent de l’infirmerie, les beaux jours arrivent et l’équipe va inverser la tendance, j’en suis convaincu.

A quoi pensais-tu en voyant tes coéquipiers à la TV ?
J’avais très envie de les rejoindre, sauf sur une course : Liège-Bastogne-Liège (rires). Une fois l’entrainement repris, c’était diffèrent, je savais que j’allais revenir mais avant je trouvais le temps très long. J’étais en contact avec le staff et certains coureurs. J’envoyais des textos pour les encourager. Je n’étais pas isolé du reste de l’équipe.

Tu vas reprendre la compétition ce week-end au Tour de Picardie, comment te sens-tu ?
Je suis dans une forme qui me permet, normalement, de suivre un peloton professionnel. Cette course va me permettre d’élever mon niveau. Je pense être à 80% de mes capacités. Le problème est que les 20 % qui me manquent sont les plus difficiles à aller chercher. Il faut enchaîner les efforts et les jours de compétition.

A quel moment penses-tu revenir à 100% ?
J’espère commencer à jouer dans le final et être compétitif aux Boucles de la Mayenne et être au top fin juin.

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