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LA PREMIÈRE D’ELIE GESBERT
Le 1 mai 2017
Pas récompensé de ses efforts depuis le début du Tour de Bretagne, Elie Gesbert avait coché cette sixième étape. À 22 kilomètres de l’arrivée, le breton sort du peloton en compagnie de trois coureurs, il les dépose quelques kilomètres plus loin et rentre seul sur le trio de tête. Il attaque une nouvelle fois à sept kilomètres de l’arrivée, ses poursuivants ne le reverront pas, Elie s’impose en solitaire sur l’étape reine du Tour de Bretagne.

Elie Gesbert (vainqueur) : « Depuis le début du Tour de Bretagne, je suis dans le coup quasiment à chaque fois. C’est frustrant parce qu’avec ma fringale sur la deuxième étape je me suis tiré une balle dans le pied pour le général. J’étais animé par un sentiment de revanche, et je suis très content de pouvoir offrir cette victoire à notre formation. Ça récompense le travail de toute l’équipe. A l’arrivée, staff et coureurs étaient vraiment heureux pour moi.

C’était une étape dure. Le profil me convenait. Par contre, je ne suis pas un adepte du mauvais temps. On a pris la pluie quasiment toute la journée, il fallait bien se couvrir mais pas non plus étouffer (rires). C’était une longue et dure journée, je pense que ça rend la victoire encore plus belle. Les jambes se sont débloquées petit à petit. Je voulais flinguer à trois tours mais j’ai chuté. Ça m’a particulièrement énervé de tomber comme ça. Je me suis dit « fais chi** je ne peux pas rester là dessus ». Je suis remonté sur le vélo et je suis rapidement rentré. J’ai accompagné un coup, mais on ne s’entendait pas donc j’ai décidé de rentrer seul sur l’échappée. Dans le dernier tour, je voulais attendre la dernière rampe de la bosse pour attaquer mais j’ai eu peur du retour du peloton. Il y a eu un petit moment de flottement dans notre groupe, j’en ai mis une pour tester et j’ai vu que personne ne suivait, j’ai insisté et j’ai fait le trou. J’avais déjà gagné sur une classe 2 mais c’est la première fois avec le maillot de l’équipe. Je m’en souviendrai un moment. Quand on est breton, gagner en Bretagne, en portant le maillot d’une équipe bretonne, c’est vraiment quelque chose. Je n’ai pas pris le temps de savourer les encouragements car derrière ils n’étaient pas très loin mais j’entendais le public sur le bord de la route crier mon nom. Malgré la pluie, il y avait une belle ambiance. »

Brice Feillu : « Cette victoire d’Elie fait du bien à toute l’équipe. Nous étions attendus sur le Tour de Bretagne, et pour le moment on passait un peu à côté. On savait qu’Elie marchait bien. On était tous les deux dans le premier peloton avec une trentaine de coureurs. Quand Elie est rentré après sa chute, je suis allé le voir il m’a dit que tout allait bien. Certaines chutes peuvent énerver dans le sens positif du terme. Cela provoque une décharge d’adrénaline et on est surmotivé. Je crois que ça a été le cas pour Elie (rires) On avait prévu de placer une attaque à trois ou deux tours de l’arrivée. Si ça rentrait sur Elie, j’en aurais remis une. C’est une très belle victoire. Quand un coureur de chez nous gagne c’est toujours un plaisir et c’est encore plus vrai quand on est sur la course. »

Roger Tréhin – directeur sportif : « Il a vraiment bien manœuvré. Au briefing on était tous sur la même longueur d’onde, se battre pour la victoire d’étape. Nous étions la seule conti à ne pas avoir gagné, il fallait rectifier ça. C’est toujours facile à dire mais Elie l’a fait, avec la manière, malgré les conditions difficiles. Chapeau. »
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