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FRANCIS MOUREY : « A L’AVANT IL Y AVAIT LES PLUS COSTAUDS, DIFFICILE DE RIVALISER »
Le 9 avril 2017
La 115ème édition de Paris-Roubaix n’a pas suivi la règle. Malgré les efforts de nos coureurs le peloton n’a pas laissé partir d’échappée matinale. Dans la trouée d’Arenberg, nos coureurs payent les efforts du début de journée et laissent filer les favoris. À l’arrivée, le trio Van Aermet, Stybar et Langeveld, rejoint par Stuyven et Moscon, se dispute la victoire. Le belge, champion olympique en titre, s’impose. De notre côté, ils sont sept de nos coureurs à s’offrir un tour et demi de Velodrome au bout de l’effort.

Francis Mourey :

» Dès le départ, toutes les conditions étaient réunies : la chaleur, le beau temps et le vent dans le dos. On a vite compris qu’il allait être difficile de prendre l’échappée, tout le monde voulait être dedans. J’ai essayé de rester toujours bien placé. A l’entrée de la trouée d’Arenberg, j’ai pris une cassure et je me suis retrouvé dans le deuxième peloton. Je suis content d’avoir terminé mon Paris-Roubaix, à l’avant il y avait les plus costauds, difficile de rivaliser. L’arrivée au vélodrome est une satisfaction, malgré toutes les courbatures en arrivant (rires). J’y retournerais volontiers l’année prochaine, c’est une course très difficile mais une journée comme ça, c’est avant tout du plaisir. »

Pierre-Luc Périchon :

» J’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de prendre l’échappée. Puis, quand le peloton nous a repris, le rythme était toujours aussi intense, j’ai eu des difficultés à me replacer. Je me suis dit que la journée allait être longue, le peloton ne laissait personne sortir. Malgré mes efforts, j’ai pris la cassure à la trouée d’Arenberg pourtant j’étais à l’aise sur les pavés. Je suis déçu qu’aucun coureur de chez nous n’ait pu jouer sa carte. On vient de disputer l’édition la plus rapide, le niveau était très élevé, je n’ai pas vraiment pris de plaisir mais je suis content de terminer. »

Franck Bonnamour :

» Au vu du niveau d’aujourd’hui, je suis content de voir le vélodrome. A 50 kilomètres de l’arrivée, j’ai crevé, après j’ai un peu paniqué, j’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de revenir et j’ai chuté… Même quand j’étais tout seul, j’ai toujours gardé la motivation, je voulais finir la course. ».

Erwann Corbel :

» J’ai vraiment pris du plaisir, je n’ai pas ressenti de douleur particulière. C’était même moins l’enfer qu’à la reco. Quand j’ai passé la trouée d’Arenberg, j’avais l’impression d’être en tête de la course avec tous les supporters autour de moi. C’était vraiment comme dans mes souvenirs mais cette fois-ci on m’a laissé entrer au vélodrome (rires). Je suis très content d’avoir terminé, ça me tenait à cœur. »

Maxime Daniel :

« Après une nuit blanche et de la fièvre, je savais que ça allait être compliqué. Je voulais faire de mon mieux pour aider l’équipe, j’ai suivi des coups pour soulager mes coéquipiers. Je me suis retrouvé dans une échappée de 5, mais sur Roubaix tout le monde veut être devant, on n’a jamais pu creuser. Dès qu’on a été repris, Ben, qui était l’un des trois coureurs protégés, a crevé et je lui ai donné ma roue. Ensuite, j’ai été pris de vomissements, j’ai préféré rentrer au bus et me laver dans les douches de Roubaix et attendre les copains au Vélodrome. »

Dan McLay :

« C’était l’enfer, je voulais abandonner au bout de 150 kilomètres mais j’ai tenu jusqu’au Vélodrome. Je n’étais plus lucide, même sur le Vélodrome je n’ai pas pu en profiter. »

Benoit Jarrier :

« Je suis déçu, je n’ai pas d’autre mot, j’ai crevé à l’entrée du premier secteur. Il n’y a jamais de bon moment pour crever sur Roubaix, mais là ça tombait particulièrement mal. Le peloton ne s’est jamais relevé et on n’a jamais pu rentrer. C’est dur d’avoir sa course finie dès le premier secteur. Ensuite, l’objectif était simplement de rallier le Vélodrome. »

Sébastien Hinault :

» Le niveau était très élevé cette année, ça roulait très vite, on a battu le record historique de vitesse moyenne. On s’est vite retrouvés distancés pour jouer la gagne mais ça reste Paris-Roubaix. Nos coureurs n’ont pas été épargnés avec les crevaisons et les chutes. Ce que je retiens de positif c’est que sept des huit coureurs ont franchi la ligne d’arrivée et même Maxime qui a abandonné a fait du bon boulot en début de course. On reste frustrés en terme de résultats, on sait que c’est une compétition exigeante mais on avait l’espoir de faire une performance. Au départ de Paris-Roubaix, on a toujours beaucoup d’ambition mais on se rend vite compte du niveau de difficulté. «
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