Public & Private Link, coéquipier institutionnel

Brice Soccol, son président, explique le sens de son partenariat.

Bretagne-Séché Environnement compte depuis cet été 2015 un nouveau partenaire inhabituel pour une équipe cycliste : un cabinet d’affaires publiques et institutionnelles, Public & Private Link. Ses expertises : aider les entreprises françaises à gagner des marchés à l’étranger, surtout dans le domaine des infrastructures (eau, assainissement, déchets), être un acteur de lobby institutionnel, et accompagner les sociétés privées sur les marchés publics. Son président, Brice Soccol, explique sa démarche auprès de Bretagne-Séché Environnement.

En quoi le cyclisme a-t-il un lien avec votre activité ?

Il en est à la fois illustratif, et démonstratif. Il est à mi-chemin de nos deux familles d’interlocuteurs. Son sponsoring et ses organisations sont privés, et ses compétitions traversent les territoires gérés par les collectivités publiques. Le cyclisme est unique, seul sport professionnel financé par le privé qui se déroule dans l’espace public. Il est la parfaite illustration des partenariats public-privés.

C’est encore plus prégnant chez Bretagne-Séché Environnement ?

Bien entendu. Nous sommes la seule équipe sur le Tour de France qui associe dans une même aventure un partenaire public, la Région Bretagne, et des partenaires privés. Mieux : les deux partenaires privés majeurs de l’équipe, le groupe Séché Environnement et Fortuneo Banque, travaillent eux-mêmes beaucoup avec les collectivités.

Quel est votre rôle auprès de l’équipe ?

Ce qui est passionnant, c’est pouvoir l’accompagner au plan institutionnel afin de la valoriser, de la faire connaître auprès des élus ailleurs qu’en Bretagne. Globalement, les collectivités connaissent plutôt bien le Tour de France, mais pas le fonctionnellement d’une équipe cycliste, ni les valeurs qu’elle peut incarner. Participer à une aventure qui illustre mon activité, être au service de cette cause et si nécessaire, l’amener à rencontrer des élus est mon moteur sur ce dossier. Pourquoi ne pas provoquer des rencontres entre le staff, Emmanuel Hubert, le manager général en tête, et des parlementaires ? Ces derniers ont besoin qu’on leur explique l’économie du cyclisme, sa législation, sa gouvernance, ses enjeux. ASO, l’organisateur du Tour, le fait très bien, mais il ne faut pas les laisser faire seuls. Emmanuel Hubert doit aussi pouvoir prendre la parole sur les grands enjeux de son sport.

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Mais pour quelle ambition ?

Je veux aider l’équipe à monter d’un cran, tisser un réseau national, valorisant pour l’équipe et ses dirigeants. Mon partenariat s’inscrit dans ce cadre. Associer un cabinet d’affaires publiques à un sport comme le vélo a également un sens sur le plan des valeurs que l’on peut partager. La continuité dans l’effort, la persévérance, le courage… Quand on fait du lobbying, on s’inscrit dans le temps, on ne fait pas un coup, c’est du long terme. Les notions de temps et d’endurance sont fondamentales dans chacune de nos deux activités. Et l’accompagnement institutionnel de l’équipe dans les années qui viennent est le sens de notre partenariat

Quelle est votre vision à moyen terme de Bretagne-Séché Environnement ?

Ce qui fait la valeur de l’équipe aujourd’hui, c’est sa forte identité bretonne. L’enjeu, les trois années qui viennent, est de garder cette âme tout en étant capable d’aller chercher du branding national et international. L’enjeu est là afin d’exister et se différencier. Trouver l’équilibre entre l’âme de l’équipe et son développement. Sinon, on va grandir en devenant une équipe lambda, sans ancrage. Je ne vois pas d’exemples semblables dans le peloton du Tour aujourd’hui. Ceux qui existaient ce sont étiolés au fil du temps.

Que faut-il pour y parvenir ?

Une vraie volonté politique. Il faut convaincre les élus de la Région Bretagne à poursuivre l’aventure demain. À nous de leur présenter un projet qui les séduira. L’enjeu de l’identité ne dépend pas que de nous, mais aussi et surtout de la volonté des pouvoirs publics et de la politique menée à la Région. La Vendée a su se vendre à travers le cyclisme. La Bretagne est une terre de cyclisme, il y a une cohérence à ce que la Région travaille cette image. C’est un sujet à creuser.

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