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La première d’Elie Gesbert

Pas récompensé de ses efforts depuis le début du Tour de Bretagne, Elie Gesbert avait coché cette sixième étape. À 22 kilomètres de l’arrivée, le breton sort du peloton en compagnie de trois coureurs, il les dépose quelques kilomètres plus loin et rentre seul sur le trio de tête. Il attaque une nouvelle fois à sept kilomètres de l’arrivée, ses poursuivants ne le reverront pas, Elie s’impose en solitaire sur l’étape reine du Tour de Bretagne.

Elie Gesbert (vaiqueur) :  « Depuis le début du Tour de Bretagne, je suis dans le coup quasiment à chaque fois. C’est frustrant parce qu’avec ma fringale sur la deuxième étape je me suis tiré une balle dans le pied pour le général. J’étais animé par un sentiment de revanche, et je suis très content de pouvoir offrir cette victoire à notre formation. Ça récompense le travail de toute l’équipe. A l’arrivée, staff et coureurs étaient vraiment heureux pour moi.

C’était une étape dure. Le profil me convenait. Par contre, je ne suis pas un adepte du mauvais temps. On a pris la pluie quasiment toute la journée, il fallait bien se couvrir mais pas non plus étouffer (rires). C’était une longue et dure journée, je pense que ça rend la victoire encore plus belle. Les jambes se sont débloquées petit à petit. Je voulais flinguer à trois tours mais j’ai chuté. Ça m’a particulièrement énervé de tomber comme ça. Je me suis dit « fais chi** je ne peux pas rester là dessus ». Je suis remonté sur le vélo et je suis rapidement rentré. J’ai accompagné un coup, mais on ne s’entendait pas donc j’ai décidé de rentrer seul sur l’échappée. Dans le dernier tour, je voulais attendre la dernière rampe de la bosse pour attaquer mais j’ai eu peur du retour du peloton. Il y a eu un petit moment de flottement dans notre groupe, j’en ai mis une pour tester et j’ai vu que personne ne suivait, j’ai insisté et j’ai fait le trou. J’avais déjà gagné sur une classe 2 mais c’est la première fois avec le maillot de l’équipe. Je m’en souviendrai un moment. Quand on est breton, gagner en Bretagne, en portant le maillot d’une équipe bretonne, c’est vraiment quelque chose. Je n’ai pas pris le temps de savourer les encouragements car derrière ils n’étaient pas très loin mais j’entendais le public sur le bord de la route crier mon nom. Malgré la pluie, il y avait une belle ambiance. »

Brice Feillu : « Cette victoire d’Elie fait du bien à toute l’équipe. Nous étions attendus sur le Tour de Bretagne, et pour le moment on passait un peu à côté.  On savait qu’Elie marchait bien. On était tous les deux dans le premier peloton avec une trentaine de coureurs. Quand Elie est rentré après sa chute, je suis allé le voir il m’a dit que tout allait bien. Certaines chutes peuvent énerver dans le sens positif du terme. Cela provoque une décharge d’adrénaline et on est surmotivé. Je crois que ça a été le cas pour Elie (rires) On avait prévu de placer une attaque à trois ou deux tours de l’arrivée. Si ça rentrait sur Elie, j’en aurais remis une. C’est une très belle victoire. Quand un coureur de chez nous gagne c’est toujours un plaisir et c’est encore plus vrai quand on est sur la course. »

Roger Tréhin – directeur sportif : « Il a vraiment bien manœuvré. Au briefing on était tous sur la même longueur d’onde, se battre pour la victoire d’étape. Nous étions la seule conti à ne pas avoir gagné, il fallait rectifier ça. C’est toujours facile à dire mais Elie l’a fait, avec la manière, malgré les conditions difficiles. Chapeau. »

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Francis Mourey : « A l’avant il y avait les plus costauds, difficile de rivaliser »

La 115ème édition de Paris-Roubaix n’a pas suivi la règle. Malgré les efforts de nos coureurs le peloton n’a pas laissé partir d’échappée matinale. Dans la trouée d’Arenberg, nos coureurs payent les efforts du début de journée et laissent filer les favoris. À l’arrivée, le trio Van Aermet, Stybar et Langeveld, rejoint par Stuyven et Moscon, se dispute la victoire. Le belge, champion olympique en titre, s’impose. De notre côté, ils sont sept de nos coureurs à s’offrir un tour et demi de Velodrome au bout de l’effort.

Francis Mourey :

 » Dès le départ, toutes les conditions étaient réunies : la chaleur, le beau temps et le vent dans le dos. On a vite compris qu’il allait être difficile de prendre l’échappée, tout le monde voulait être dedans. J’ai essayé de rester toujours bien placé. A l’entrée de la trouée d’Arenberg, j’ai pris une cassure et je me suis retrouvé dans le deuxième peloton. Je suis content d’avoir terminé mon Paris-Roubaix, à l’avant il y avait les plus costauds, difficile de rivaliser. L’arrivée au vélodrome est une satisfaction, malgré toutes les courbatures en arrivant (rires). J’y retournerais volontiers l’année prochaine, c’est une course très difficile mais une journée comme ça, c’est avant tout du plaisir.  »

Pierre-Luc Périchon :

 » J’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de prendre l’échappée. Puis, quand le peloton nous a repris, le rythme était toujours aussi intense, j’ai eu des difficultés à me replacer. Je me suis dit que la journée allait être longue, le peloton ne laissait personne sortir. Malgré mes efforts, j’ai pris la cassure à la trouée d’Arenberg pourtant j’étais à l’aise sur les pavés. Je suis déçu qu’aucun coureur de chez nous n’ait pu jouer sa carte. On vient de disputer l’édition la plus rapide, le niveau était très élevé, je n’ai pas vraiment pris de plaisir mais je suis content de terminer.  »

Franck Bonnamour :

 » Au vu du niveau d’aujourd’hui, je suis content de voir le vélodrome. A 50 kilomètres de l’arrivée, j’ai crevé, après j’ai un peu paniqué, j’ai laissé beaucoup d’énergie à essayer de revenir et j’ai chuté… Même quand j’étais tout seul, j’ai toujours gardé la motivation, je voulais finir la course. ».

Erwann Corbel :

 » J’ai vraiment pris du plaisir, je n’ai pas ressenti de douleur particulière. C’était même moins l’enfer qu’à la reco. Quand j’ai passé la trouée d’Arenberg, j’avais l’impression d’être en tête de la course avec tous les supporters autour de moi. C’était vraiment comme dans mes souvenirs mais cette fois-ci on m’a laissé entrer au vélodrome (rires). Je suis très content d’avoir terminé, ça me tenait à cœur.  »

Maxime Daniel :

« Après une nuit blanche et de la fièvre, je savais que ça allait être compliqué. Je voulais faire de mon mieux pour aider l’équipe, j’ai suivi des coups pour soulager mes coéquipiers. Je me suis retrouvé dans une échappée de 5, mais sur Roubaix tout le monde veut être devant, on n’a jamais pu creuser. Dès qu’on a été repris, Ben, qui était l’un des trois coureurs protégés, a crevé et je lui ai donné ma roue. Ensuite, j’ai été pris de vomissements, j’ai préféré rentrer au bus et me laver dans les douches de Roubaix et attendre les copains au Vélodrome. »

Dan McLay :

« C’était l’enfer, je voulais abandonner au bout de 150 kilomètres mais j’ai tenu jusqu’au Vélodrome. Je n’étais plus lucide, même sur le Vélodrome je n’ai pas pu en profiter. »

Benoit Jarrier :

« Je suis déçu, je n’ai pas d’autre mot, j’ai crevé à l’entrée du premier secteur. Il n’y a jamais de bon moment pour crever sur Roubaix, mais là ça tombait particulièrement mal. Le peloton ne s’est jamais relevé et on n’a jamais pu rentrer. C’est dur d’avoir sa course finie dès le premier secteur. Ensuite, l’objectif était simplement de rallier le Vélodrome. »

Sébastien Hinault :

 » Le niveau était très élevé cette année, ça roulait très vite, on a battu le record historique de vitesse moyenne. On s’est vite retrouvés distancés pour jouer la gagne mais ça reste Paris-Roubaix. Nos coureurs n’ont pas été épargnés avec les crevaisons et les chutes. Ce que je retiens de positif c’est que sept des huit coureurs ont franchi la ligne d’arrivée et même Maxime qui a abandonné a fait du bon boulot en début de course. On reste frustrés en terme de résultats, on sait que c’est une compétition exigeante mais on avait l’espoir de faire une performance. Au départ de Paris-Roubaix, on a toujours beaucoup d’ambition mais on se rend vite compte du niveau de difficulté. « 

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Pierre-Luc Périchon : « Rien à perdre sur Paris-Roubaix »

La reine des classiques ne laisse personne indifférent, chaque coureur a une histoire avec les pavés. Entre enfer et paradis, il y a 257 kilomètres dont 55 kilomètres de secteurs. Premier acte à 15h10 avec la présentation de l’équipe.
Ombre au tableau, Brice Feillu, victime d’une angine, ne sera pas au départ à Compiègne ; il est remplacé par Maxime Daniel.
Réactions : 

Pierre-Luc Périchon : « Je m’éclate sur les pavés. J’ai vu trois fois Roubaix et j’espère une quatrième très vite. Chez les Espoirs, j’avais cassé trois vélos en quatre secteurs. J’étais très frustré d’abandonner et je m’étais promis de le finir chez les pros. C’est mythique, en particulier la trouée d’Arenberg, c’est très dur et les sensations te rappellent vite à l’ordre. Le public te porte jusqu’à la moitié, après ça brûle fort. La forme est là, j’ai de l’ambition mais je reste lucide, un top 20 serait un bon résultat. Je ne me mets pas la pression. Je n’ai rien à perdre sur Paris-Roubaix. Je vais essayer de m’amuser le plus possible et de décrocher le meilleur résultat. »

Dan McLay : « Paris-Roubaix… c’est un rêve. Je n’ai pas de mots pour décrire l’ambiance. L’an passé je découvrais l’épreuve, cette année je vais tout faire pour voir le vélodrome le plus tôt possible. »

Franck Bonnamour : « Tout le monde connaît Paris-Roubaix même les gens qui ne suivent pas trop le vélo, c’est quelque chose d’être au départ. L’an passé, je garde un bon souvenir de l’ambiance mais j’avais souffert… beaucoup.  Cette année, ma condition est meilleure. J’étais déçu de ne pas finir. Donc 2017 : objectif vélodrome. J’aimerais prendre l’échappée même si ça va batailler. C’est la plus difficile de l’année, on est 150 à vouloir être dedans. Nerveusement et physiquement, on laisse du jus. »

06/04/2017
Reconnaissance Paris Roubaix équipe Fortunéo Vital concept
©Thomas Maheux/Agence Zoom

Francis Mourey : « La reine des Classiques fait rêver beaucoup de coureurs cyclistes dont moi. Je suis toujours très fier d’être au départ. Jeune, je regardais la course à la télévision, jamais je n’ai pensé pouvoir y participer. L’an passé, pour la première fois, je suis entré sur le Vélodrome, j’étais comme un gamin. Les éditions précédentes, j’avais dû dépanner mes leaders. Dimanche on sera « défoncé » mais le lundi on voudra y retourner. Tellement de personnes rêvent d’y participer, nous on a cette chance. »

Boris Vallée : « Dimanche, on va passer une journée en enfer et pourtant on aura envie d’y retourner. Sur cette course j’étudie le parcours comme jamais, je connais le Road Book par cœur (rires). »

Erwann Corbel : « Il y a un mélange d’excitation et d’appréhension. D’un côté on va disputer la plus belle course du monde, de l’autre on sait qu’on va souffrir comme jamais. C’est un vrai enfer. Après un secteur, on n’a pas forcément mal aux jambes, mais décoller les mains du cintre est un vrai sport (rires). Je suis content d’y être, j’ai hâte mais je sais que je vais ramasser. Je regardais Roubaix à la télé, c’était le dimanche où avec ma famille on scotchait devant la télé avec un bon gâteau de maman (rires). L’ambiance est dingue. Il y a une foule incroyable. La trouée d’Arenberg, il faut l’avoir fait sur un vélo…  on est à deux sur le pavé, il y a un monde fou de chaque côté, des drapeaux au-dessus de nos têtes, on n’entend plus le vélo sur les pavés, seulement la foule… on a des frissons et on profite. »

06/04/2017
Reconnaissance Paris Roubaix équipe Fortunéo Vital concept
©Thomas Maheux/Agence Zoom

Benoit Jarrier : « L’enfer du Nord mène au paradis, cette phrase résume tellement bien Paris-Roubaix, tout est dit. Je reviens du circuit de la Sarthe, j’avais de bonnes sensations, c’est une bonne préparation avant Roubaix. »

Maxime Daniel : « Je n’arrive pas dans les meilleures dispositions, j’ai été gêné en mars par une tendinite à la cheville, je ne me suis pas spécifiquement préparé pour Paris Roubaix mais c’est la course qui me faisait rêver petit, donc forcement je suis heureux de prendre le départ. L’an passé, j’avais pris beaucoup de plaisir à être dans l’échappée. J’avais terminé 28ème, dans le groupe à Cancellara, après avoir travaillé pour mon leader. Je ne me mets pas de pression, je n’ai pas fait la reco mais les pavés ça ne s’oublie pas. »

Brice Feillu : « J’étais très motivé pour faire Paris-Roubaix. Je ne voulais pas trop le dire en début de saison mais j’avais coché cette date. Depuis jeudi une grosse angine me cloue au lit. Vendredi matin, j’ai pris l’avion pour venir jusqu’à Compiègne mais mon état a empiré dans l’après-midi. Je suis très déçu de ne pas prendre le départ. Mais, il y a plus grave… ça fait partie du vélo. Je vais bien me soigner et me tourner vers d’autres courses, la saison est encore longue et la motivation toujours présente. »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Une bonne journée dimanche ? Avoir un coureur dans l’échappée et accrocher un Top 20. Comme DS on craint moins la chute par contre… on s’inquiète pour huit (rires). On finit également la journée fatigué (rires) »

 

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Video : La victoire de Laurent Pichon

Retour en video sur la victoire de Laurent Pichon ! Journée au coeur de l’équipe : tout le staff était présent pour encourager nos coureurs sur la Route Adélie… et ça a marché.

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« Incroyable » La 3ème victoire de Laurent Pichon sur la Route Adélie

Sur leurs terres, devant leurs supporters, leurs familles et le staff du service course, nos coureurs avaient à cœur de briller. Attendus, espérés, ils ont répondu présent.
À 40 kilomètres de l’arrivée, nos coureurs accélèrent l’allure et font exploser le peloton. A partir de ce moment là, ils vont multiplier les attaques en tête de course et seront présents dans toutes les tentatives d’échappée avec Florian Vachon, Benoit Jarrier, Armindo Fonseca. C’est finalement Laurent Pichon qui suivra le bon coup. Les 5 hommes de tête vont résister au peloton et se disputer la victoire. Fort de ses deux récentes victoires, Laurent Pichon fait les bons choix et s’impose devant Cyril Gautier et Julien Simon.

Laurent Pichon (vainqueur) :

«J’avais fait deux fois deuxième avec le maillot Bretagne Schuller ; dans un coin de ma tête je m’étais dit que revenir avec l’équipe allait peut-être me porter chance. Je ne m’étais pas trompé, c’est top. À moins de deux tours de l’arrivée, David Gaudu a attaqué dans la bosse, je savais qu’il marchait bien donc je l’ai suivi. On s’est retrouvés à cinq coureurs, dont quatre bretons, à l’avant. On a passé de bons relais et on a conservé notre avance. Julien Simon a lancé le sprint à 200m de l’arrivée, j’étais un peu enfermé contre les barrières mais ça a bien voulu s’ouvrir et j’ai pu passer. En huit saisons chez les professionnels, je n’avais jamais réussi à gagner à ce niveau là ; en moins de 15 jours, j’en gagne trois, c’est incroyable. Pendant 4 ans, j’ai fait un travail d’équipier, j’ai pris de la caisse et aujourd’hui ça paye. L’équipe m’a redonné confiance. En ce moment la réussite est de mon coté mais dans un mois ça pourra sourire à n’importe lequel de chez nous. J’avais ma famille et mes amis autour de moi, pourtant je courais sans pression, j’étais simplement content d’être là. »

Anthony Delaplace :
« On a de la réussite mais on la provoque. On a lancé la course. Une nouvelle fois, on a pris nos responsabilités. On savait qu’AG2R voulait un sprint final, on s’est dit qu’il fallait tenter quelque chose tous ensemble avant l’arrivée. On se tire vers le haut, on se motive les uns les autres. Tout nous réussit en ce moment, et surtout pour Laurent qui remporte sa troisième course en deux semaines. Maintenant il faut que ça tourne (rires) tout le monde mérite de gagner dans l’équipe. »

Florian Vachon :
« On a encore bien manoeuvré et Laurent a une nouvelle fois couru juste. Au-delà de sa performance individuelle, c’est avant tout une force collective qui nous mène à ce genre de scénario. Chacune de ses victoires, nous donne plus de confiance, nous rend plus opportunistes et nous pousse à prendre des risques. Et ça paye. Pour éviter l’arrivée au sprint, il fallait faire une course de mouvement, même si le vent n’ était pas favorable. De mon côté, les sensations sont bonnes, j’attends une ouverture (rires). Que ce soit pour servir le collectif ou individuellement, je prends du plaisir. »

Roger Tréhin (directeur sportif) :
« Si on arrivait au sprint, on avait moins de chances de gagner. Au briefing ce matin, je leur ai dit qu’il valait mieux perdre en essayant que de faire une place au sprint. Dans les cinq derniers kilomètres, j’étais plutôt confiant, l’essentiel du boulot était fait. J’ai encouragé Laurent autant que j’ai pu, dans le dernier kilomètre je lui ai dit de faire comme dans un scratch  »

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Une nouvelle victoire pour Laurent Pichon en Italie

Cinq jours après sa victoire à la Classic Loire Atlantique, Laurent Pichon remet ça en remportant la première étape de la Semaine Internationale Coppi et Bartali. Sept coureurs prennent rapidement le large sur cette demi-étape de 90 kms et comptent jusqu’à 3′ d’avance. A 30 kilomètres de l’arrivée, Lilian Calmejane et Laurent Pichon accélèrent et distancent leurs compagnons d’échappée. Les deux hommes s’entendent bien et résistent au retour du peloton. Plus rapide, Laurent Pichon s’impose et s’empare du maillot jaune de leader. Maillot qu’il devra défendre dès cet après-midi lors du contre-la-montre par équipes. 
 
Laurent Pichon (vainqueur) :

« Je vais commencer à croire que c’est vraiment la première la plus dure à remporter (rires). Je suis vraiment très content d’enchainer. C’est bizarre le vélo, je n’avais pas gagné depuis 2012 et là je remporte deux victoires en moins d’une semaine. Dans l’échappée de sept je savais que Lilian Calmejane était l’un des plus forts, j’ai suivi quand il a attaqué à 30 kilomètres de l’arrivée. On a bien collaboré, c’est un coureur malin, je ne voulais pas me faire piéger. Il m’a attaqué à deux kilomètres de l’arrivée mais j’avais encore des ressources. J’ai lancé mon sprint d’assez loin, je conserve une roue d’avance sur la ligne. Il faut remettre ça dès 15h04, avec le chrono par équipe même si mon contre-la-montre je l’ai déjà fait ce matin. J’ai laissé quelques billes, mais on va défendre le maillot jaune et tout donner cet après-midi. Ce soir on va être cramés mais ça sera de la bonne fatigue. On commence bien la semaine, on se répète mais l’équipe est dans une super dynamique. »

Denis Leproux (directeur sportif) :
« Les demi-étapes sont généralement piégeuses, c’est souvent rapide mais on a été présents dans toutes les échappées. Il y avait de l’envie, toute l’équipe a fait un super boulot. Au moment où Laurent a attaqué en tête, trois de nos coureurs attaquaient aussi à l’arrière, encerclant le peloton. La compétition commence très bien, on va faire en sorte que ça continue comme ça. »

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Anthony Delaplace s’offre une victoire sur ses terres

Seulement deux jours après la victoire de Laurent Pichon sur la Classic Loire Atlantique, c’est Anthony Delaplace qui lève les bras à son tour, sur sa terre natale au Tour de Normandie. Au terme d’une échappée de 30 kilomètres, il s’impose dans une bosse d’un kilomètre devant Justin Mottier, coureur de l’équipe réserve du VCP Loudéac, et s’offre le maillot jaune de leader.

Anthony Delaplace (vainqueur) :

« C’est une grande joie de gagner aujourd’hui. J’avais prévu d’attaquer, je savais que je ne pouvais pas gagner si on arrivait groupés, j’aurais fait une place entre 5 et 15ème… J’ai décidé de jouer le coup de loin et ça a marché. On s’est parfaitement entendu avec Justin, on a collaboré jusqu’au bout, c’est un très bon coureur. Pendant 30 kilomètres, j’étais à bloc, je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter par contre j’ai vraiment savouré le passage sur la ligne et les cinq minutes après l’arrivée. J’étais très attendu par la presse, mes supporters et mes proches. J’avais envie de bien faire sur mes terres, de me faire plaisir et d’attaquer. Depuis 2011, je cours derrière une victoire, j’avais accumulé plusieurs places de deux, relever les bras me fait vraiment plaisir. Enfin… j’ai produit un effort tellement violent que je n’ai pas réussi à lever les bras après la ligne (rires). J’étais content samedi pour Laurent. On avait tenté un coup collectif puis Laurent a pris sa chance. Ça m’a donné des idées et je me suis dit qu’il fallait s’inspirer de cela. J’aurais pu tout perdre aujourd’hui, ça a marché et tant mieux. Comme a dit Sébastien Hinault il faut risquer de perdre pour gagner. »

Benoît Jarrier :
« C’est une très bonne nouvelle pour nous cette victoire, ça nous enlève de la pression pour la suite, c’est un soulagement pour l’équipe. On est dans une bonne dynamique. Il me manquait un petit peu de jus aujourd’hui, au début c’était relativement plat mais le vent a vite créé des bordures mais j’ai réussi à rester dans le premier groupe. La bosse dans le final a encore écrémé le peloton mais j’ai réussi à avoir la 11ème place, c’est de bon augure pour la suite de la course. »
 
Elie Gesbert : 
« J’ai été gêné par une chute au début et avec Boris on s’est retrouvés dans la cassure, ce qui nous a fait perdre du temps. On a dépensé de l’énergie pour revenir. Avec le vent, les bordures étaient inévitables et chacun voulait se placer, on sentait la nervosité. L’arrivée dans la bosse était décisive, les costauds se sont retrouvés à l’avant. De mon côté, je n’ai pas eu de douleur mais je gardais mes mains sur les freins par peur de chuter à nouveau. J’espère que ça ira de mieux en mieux cette semaine. »

Roger Tréhin (directeur sportif) :
« On est dans une super dynamique. Notre équipe court pour gagner et cela fonctionne. Justin Mottier a attaqué lors du premier passage sur la ligne d’arrivée et Anthony a accompagné le coup. Antho était légèrement plus fort, il passait des relais très appuyés, mais ils se sont bien entendus jusqu’au bout. Au briefing ce matin, Antho nous a dit qu’il voulait attaquer dans le circuit final. Il a pris ce risque et ça a payé. Il n’avait pas gagné depuis un moment, il gagne chez lui en Normandie, je suis très content pour lui. On était attendus sur cette course, une victoire dès le premier jour nous permet d’aborder la suite sereinement. Anthony possède 35 secondes d’avance au général, ce sont des épreuves très compliquées à contrôler mais on a déjà rempli notre objectif. On va se faire plaisir sur les prochains jours. »
 

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Paris-Nice : Des pois, des échappées et le Top 15

Un copieux programme attendait nos coureurs sur la dernière étape de Paris-Nice totalisant cinq ascensions. Arnold Jeannesson et Pierre-Luc Périchon se sont portés à l’avant de la course dès les premiers kilomètres. Le groupe de 24 coureurs a compté jusqu’à 3’40 d’avance, mais les plans d’Alberto Contador ont rapidement condamné l’échappée. Arnold Jeannesson s’est accroché dans la roue de l’espagnol, il termine neuvième de l’étape. Bien épaulé par ses coéquipiers, Romain Hardy vient décrocher le Top 15 de Paris Nice. Les réactions :

Romain Hardy (15ème du classement général) : « Je suis content d’accrocher le Top 15. À l’arrivée, j’avais peur de faire seizième pour une poignée de secondes. Ça aurait été rageant surtout que j’avais perdu quasiment deux minutes hier à cause de ma chute. J’avais de très bonnes jambes aujourd’hui, rien à voir avec les deux derniers jours. Pierre-Luc et Eduardo m’ont bien entouré pour limiter la casse et creuser l’écart sur les coureurs comme Rudy Molard. Je tiens vraiment à souligner le travail de toute l’équipe, ils m’ont porté sur ce Paris-Nice. Personnellement et pour l’équipe faire un Top 15 sur une course World Tour est une performance intéressante. J’ai passé une très belle semaine malgré les moments difficiles. J’étais à bloc physiquement et mentalement tout au long de Paris-Nice, j’avais préparé sérieusement cette échéance, je vais couper un peu. Je pense que demain, je vais être cramé (rires). » 

Arnold Jeannesson (9ème de l’étape) : « C’était aujourd’hui ou jamais. Je savais qu’il fallait attaquer fort le pied du premier col pour être dans l’échappée. Avec les premiers écarts, j’ai cru que nous avions une chance d’aller au bout, mais les plans de Trek et de Contador ont condamné l’échappée. Je me suis accroché pour suivre les meilleurs notamment dans le col d’Eze. Le rythme de Contador est impressionnant, le suivre sur toute la montée était impossible, j’ai fini par monter à mon rythme pour limiter les dégâts. Je termine neuvième, j’espérais faire mieux. J’étais venu pour un Top 10 au général, je repars avec un Top 10 sur une étape, il y a des regrets mais il faut regarder sur l’ensemble de l’équipe. Romain fait un Top 15, on a porté le maillot à pois, on s’est montré tous les jours, on n’est pas une équipe World Tour mais on a existé sur ce Paris Nice. » 

Sébastien Hinault (directeur sportif) : « Arnold est en forme. Avec un poil plus de force il peut basculer avec Contador dans le final. Il a fait une belle course, ça fait toujours du bien de terminer sur une bonne note. Au départ de Paris-Nice, on avait dit qu’un Top 15 serait bien. Romain Hardy est 15ème, donc c’est bien. On reste un peu déçu d’avoir perdu deux minutes hier avec l’accrochage de Romain avec une voiture DS. Je pense qu’on aurait pu gagner deux, trois places… Mais c’est comme ça. Je retiens l’état d’esprit de l’équipe pendant une semaine : j’ai vu une équipe offensive, solidaire et avec une bonne ambiance. Les épreuves comme Paris-Nice sont des courses de très haut niveau, mais en courant comme ils l’ont fait cette semaine, ils ne peuvent que progresser et obtenir de meilleurs résultats. »

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Etape #7 : Une étape éprouvante

Le final de la septième étape de Paris-Nice se déroulait sur les pentes du col de la Couillole. Avant d’atteindre la montée, une échappée a animé la première partie de l’étape. Pierre-Luc Perichon a réalisé un raid solitaire pour rejoindre les 5 hommes de tête et se porter à l’avant de la course. Romain Hardy, victime d’une chute sur collision avec une voiture DS de Delko Marseille a laissé filer de précieuses secondes mais a limité la casse grâce à l’aide d’Arnold Jeanneson. Il est 14ème du classement général.

Romain Hardy (14ème du classement général) : «Je n’avais pas de super sensations mais l’objectif était d’assurer un Top 15 au général. Je me fais accrocher par une voiture de directeur sportif. J’ai mis du temps à repartir, il m’a fallu 2-3 kilomètres pour me remettre dedans. Arnold m’a bien aidé dans les deux derniers cols en faisant tempo pour perdre le moins de temps possible. Un grand merci à Arnold ! Il est resté avec moi, et j’ai pu me mettre dans sa roue toute la montée. On a réussi à refaire un peu notre retard et à reprendre certains coureurs. Au lieu de finir à 8 minutes du vainqueur, j’aurais pu finir à 6 minutes, et assurer mon top 15, c’est dommage…. Je commence à être un peu cuit physiquement et mentalement. J’ai laissé beaucoup de jus dans les deux premières étapes. Il va falloir se battre, demain va être une grosse journée. »

Arnold Jeannesson : « Je voulais prendre l’échappée matinale mais c’est parti très vite. Pierre-Luc Périchon s’est lancé dans l’aventure avec un temps de retard du coup je me suis concentré sur Romain. Il n’était pas dans un grand jour, j’ai fait de mon mieux pour l’épauler. Je l’ai remobilisé après sa chute. Il a fait beaucoup d’efforts, j’espère qu’il va accrocher le top 15 » 

Sébastien Hinault : « L’équipe a une nouvelle fois était offensive. Même si on n’était pas représenté dans l’échappée initiale, Pierre-Luc Périchon a réalisé un joli numéro pour rejoindre les hommes de tête. Il a sûrement laissé des forces mais c’était toujours mieux d’avoir un coureur devant. Il a perdu un temps précieux pour le général. Romain Hardy commence à ressentir la fatigue, il a fait beaucoup d’efforts depuis le départ de Paris Nice, mais il reste fort dans la tête et arrive à s’accrocher. Arnold l’a bien épaulé dans les montées. Malheureusement, Romain a été renversé par le directeur sportif de Delko Marseille et a perdu un temps précieux pour le général. Demain, on va se battre pour assurer le top 15 au général et faire un bon résultat sur l’étape. »

 

 

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