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Une nouvelle victoire pour Laurent Pichon en Italie

Cinq jours après sa victoire à la Classic Loire Atlantique, Laurent Pichon remet ça en remportant la première étape de la Semaine Internationale Coppi et Bartali. Sept coureurs prennent rapidement le large sur cette demi-étape de 90 kms et comptent jusqu’à 3′ d’avance. A 30 kilomètres de l’arrivée, Lilian Calmejane et Laurent Pichon accélèrent et distancent leurs compagnons d’échappée. Les deux hommes s’entendent bien et résistent au retour du peloton. Plus rapide, Laurent Pichon s’impose et s’empare du maillot jaune de leader. Maillot qu’il devra défendre dès cet après-midi lors du contre-la-montre par équipes. 
 
Laurent Pichon (vainqueur) :

« Je vais commencer à croire que c’est vraiment la première la plus dure à remporter (rires). Je suis vraiment très content d’enchainer. C’est bizarre le vélo, je n’avais pas gagné depuis 2012 et là je remporte deux victoires en moins d’une semaine. Dans l’échappée de sept je savais que Lilian Calmejane était l’un des plus forts, j’ai suivi quand il a attaqué à 30 kilomètres de l’arrivée. On a bien collaboré, c’est un coureur malin, je ne voulais pas me faire piéger. Il m’a attaqué à deux kilomètres de l’arrivée mais j’avais encore des ressources. J’ai lancé mon sprint d’assez loin, je conserve une roue d’avance sur la ligne. Il faut remettre ça dès 15h04, avec le chrono par équipe même si mon contre-la-montre je l’ai déjà fait ce matin. J’ai laissé quelques billes, mais on va défendre le maillot jaune et tout donner cet après-midi. Ce soir on va être cramés mais ça sera de la bonne fatigue. On commence bien la semaine, on se répète mais l’équipe est dans une super dynamique. »

Denis Leproux (directeur sportif) :
« Les demi-étapes sont généralement piégeuses, c’est souvent rapide mais on a été présents dans toutes les échappées. Il y avait de l’envie, toute l’équipe a fait un super boulot. Au moment où Laurent a attaqué en tête, trois de nos coureurs attaquaient aussi à l’arrière, encerclant le peloton. La compétition commence très bien, on va faire en sorte que ça continue comme ça. »

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Anthony Delaplace s’offre une victoire sur ses terres

Seulement deux jours après la victoire de Laurent Pichon sur la Classic Loire Atlantique, c’est Anthony Delaplace qui lève les bras à son tour, sur sa terre natale au Tour de Normandie. Au terme d’une échappée de 30 kilomètres, il s’impose dans une bosse d’un kilomètre devant Justin Mottier, coureur de l’équipe réserve du VCP Loudéac, et s’offre le maillot jaune de leader.

Anthony Delaplace (vainqueur) :

« C’est une grande joie de gagner aujourd’hui. J’avais prévu d’attaquer, je savais que je ne pouvais pas gagner si on arrivait groupés, j’aurais fait une place entre 5 et 15ème… J’ai décidé de jouer le coup de loin et ça a marché. On s’est parfaitement entendu avec Justin, on a collaboré jusqu’au bout, c’est un très bon coureur. Pendant 30 kilomètres, j’étais à bloc, je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter par contre j’ai vraiment savouré le passage sur la ligne et les cinq minutes après l’arrivée. J’étais très attendu par la presse, mes supporters et mes proches. J’avais envie de bien faire sur mes terres, de me faire plaisir et d’attaquer. Depuis 2011, je cours derrière une victoire, j’avais accumulé plusieurs places de deux, relever les bras me fait vraiment plaisir. Enfin… j’ai produit un effort tellement violent que je n’ai pas réussi à lever les bras après la ligne (rires). J’étais content samedi pour Laurent. On avait tenté un coup collectif puis Laurent a pris sa chance. Ça m’a donné des idées et je me suis dit qu’il fallait s’inspirer de cela. J’aurais pu tout perdre aujourd’hui, ça a marché et tant mieux. Comme a dit Sébastien Hinault il faut risquer de perdre pour gagner. »

Benoît Jarrier :
« C’est une très bonne nouvelle pour nous cette victoire, ça nous enlève de la pression pour la suite, c’est un soulagement pour l’équipe. On est dans une bonne dynamique. Il me manquait un petit peu de jus aujourd’hui, au début c’était relativement plat mais le vent a vite créé des bordures mais j’ai réussi à rester dans le premier groupe. La bosse dans le final a encore écrémé le peloton mais j’ai réussi à avoir la 11ème place, c’est de bon augure pour la suite de la course. »
 
Elie Gesbert : 
« J’ai été gêné par une chute au début et avec Boris on s’est retrouvés dans la cassure, ce qui nous a fait perdre du temps. On a dépensé de l’énergie pour revenir. Avec le vent, les bordures étaient inévitables et chacun voulait se placer, on sentait la nervosité. L’arrivée dans la bosse était décisive, les costauds se sont retrouvés à l’avant. De mon côté, je n’ai pas eu de douleur mais je gardais mes mains sur les freins par peur de chuter à nouveau. J’espère que ça ira de mieux en mieux cette semaine. »

Roger Tréhin (directeur sportif) :
« On est dans une super dynamique. Notre équipe court pour gagner et cela fonctionne. Justin Mottier a attaqué lors du premier passage sur la ligne d’arrivée et Anthony a accompagné le coup. Antho était légèrement plus fort, il passait des relais très appuyés, mais ils se sont bien entendus jusqu’au bout. Au briefing ce matin, Antho nous a dit qu’il voulait attaquer dans le circuit final. Il a pris ce risque et ça a payé. Il n’avait pas gagné depuis un moment, il gagne chez lui en Normandie, je suis très content pour lui. On était attendus sur cette course, une victoire dès le premier jour nous permet d’aborder la suite sereinement. Anthony possède 35 secondes d’avance au général, ce sont des épreuves très compliquées à contrôler mais on a déjà rempli notre objectif. On va se faire plaisir sur les prochains jours. »
 

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Paris-Nice : Des pois, des échappées et le Top 15

Un copieux programme attendait nos coureurs sur la dernière étape de Paris-Nice totalisant cinq ascensions. Arnold Jeannesson et Pierre-Luc Périchon se sont portés à l’avant de la course dès les premiers kilomètres. Le groupe de 24 coureurs a compté jusqu’à 3’40 d’avance, mais les plans d’Alberto Contador ont rapidement condamné l’échappée. Arnold Jeannesson s’est accroché dans la roue de l’espagnol, il termine neuvième de l’étape. Bien épaulé par ses coéquipiers, Romain Hardy vient décrocher le Top 15 de Paris Nice. Les réactions :

Romain Hardy (15ème du classement général) : « Je suis content d’accrocher le Top 15. À l’arrivée, j’avais peur de faire seizième pour une poignée de secondes. Ça aurait été rageant surtout que j’avais perdu quasiment deux minutes hier à cause de ma chute. J’avais de très bonnes jambes aujourd’hui, rien à voir avec les deux derniers jours. Pierre-Luc et Eduardo m’ont bien entouré pour limiter la casse et creuser l’écart sur les coureurs comme Rudy Molard. Je tiens vraiment à souligner le travail de toute l’équipe, ils m’ont porté sur ce Paris-Nice. Personnellement et pour l’équipe faire un Top 15 sur une course World Tour est une performance intéressante. J’ai passé une très belle semaine malgré les moments difficiles. J’étais à bloc physiquement et mentalement tout au long de Paris-Nice, j’avais préparé sérieusement cette échéance, je vais couper un peu. Je pense que demain, je vais être cramé (rires). » 

Arnold Jeannesson (9ème de l’étape) : « C’était aujourd’hui ou jamais. Je savais qu’il fallait attaquer fort le pied du premier col pour être dans l’échappée. Avec les premiers écarts, j’ai cru que nous avions une chance d’aller au bout, mais les plans de Trek et de Contador ont condamné l’échappée. Je me suis accroché pour suivre les meilleurs notamment dans le col d’Eze. Le rythme de Contador est impressionnant, le suivre sur toute la montée était impossible, j’ai fini par monter à mon rythme pour limiter les dégâts. Je termine neuvième, j’espérais faire mieux. J’étais venu pour un Top 10 au général, je repars avec un Top 10 sur une étape, il y a des regrets mais il faut regarder sur l’ensemble de l’équipe. Romain fait un Top 15, on a porté le maillot à pois, on s’est montré tous les jours, on n’est pas une équipe World Tour mais on a existé sur ce Paris Nice. » 

Sébastien Hinault (directeur sportif) : « Arnold est en forme. Avec un poil plus de force il peut basculer avec Contador dans le final. Il a fait une belle course, ça fait toujours du bien de terminer sur une bonne note. Au départ de Paris-Nice, on avait dit qu’un Top 15 serait bien. Romain Hardy est 15ème, donc c’est bien. On reste un peu déçu d’avoir perdu deux minutes hier avec l’accrochage de Romain avec une voiture DS. Je pense qu’on aurait pu gagner deux, trois places… Mais c’est comme ça. Je retiens l’état d’esprit de l’équipe pendant une semaine : j’ai vu une équipe offensive, solidaire et avec une bonne ambiance. Les épreuves comme Paris-Nice sont des courses de très haut niveau, mais en courant comme ils l’ont fait cette semaine, ils ne peuvent que progresser et obtenir de meilleurs résultats. »

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Etape #7 : Une étape éprouvante

Le final de la septième étape de Paris-Nice se déroulait sur les pentes du col de la Couillole. Avant d’atteindre la montée, une échappée a animé la première partie de l’étape. Pierre-Luc Perichon a réalisé un raid solitaire pour rejoindre les 5 hommes de tête et se porter à l’avant de la course. Romain Hardy, victime d’une chute sur collision avec une voiture DS de Delko Marseille a laissé filer de précieuses secondes mais a limité la casse grâce à l’aide d’Arnold Jeanneson. Il est 14ème du classement général.

Romain Hardy (14ème du classement général) : «Je n’avais pas de super sensations mais l’objectif était d’assurer un Top 15 au général. Je me fais accrocher par une voiture de directeur sportif. J’ai mis du temps à repartir, il m’a fallu 2-3 kilomètres pour me remettre dedans. Arnold m’a bien aidé dans les deux derniers cols en faisant tempo pour perdre le moins de temps possible. Un grand merci à Arnold ! Il est resté avec moi, et j’ai pu me mettre dans sa roue toute la montée. On a réussi à refaire un peu notre retard et à reprendre certains coureurs. Au lieu de finir à 8 minutes du vainqueur, j’aurais pu finir à 6 minutes, et assurer mon top 15, c’est dommage…. Je commence à être un peu cuit physiquement et mentalement. J’ai laissé beaucoup de jus dans les deux premières étapes. Il va falloir se battre, demain va être une grosse journée. »

Arnold Jeannesson : « Je voulais prendre l’échappée matinale mais c’est parti très vite. Pierre-Luc Périchon s’est lancé dans l’aventure avec un temps de retard du coup je me suis concentré sur Romain. Il n’était pas dans un grand jour, j’ai fait de mon mieux pour l’épauler. Je l’ai remobilisé après sa chute. Il a fait beaucoup d’efforts, j’espère qu’il va accrocher le top 15 » 

Sébastien Hinault : « L’équipe a une nouvelle fois était offensive. Même si on n’était pas représenté dans l’échappée initiale, Pierre-Luc Périchon a réalisé un joli numéro pour rejoindre les hommes de tête. Il a sûrement laissé des forces mais c’était toujours mieux d’avoir un coureur devant. Il a perdu un temps précieux pour le général. Romain Hardy commence à ressentir la fatigue, il a fait beaucoup d’efforts depuis le départ de Paris Nice, mais il reste fort dans la tête et arrive à s’accrocher. Arnold l’a bien épaulé dans les montées. Malheureusement, Romain a été renversé par le directeur sportif de Delko Marseille et a perdu un temps précieux pour le général. Demain, on va se battre pour assurer le top 15 au général et faire un bon résultat sur l’étape. »

 

 

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Etape #6 : On retentera demain et après-demain

La forme est là pour Eduardo Sepulveda. Au départ d’Aubagne, sous le soleil et une vingtaine de degrés, Edu a pris l’échappée du jour composé de 8 coureurs. A mi-course, deux coureurs ont réattaqué, dont notre Argentin ! L’écart est monté à plus d’une minute, mais le peloton diminué par les difficultés précédentes a accéléré fortement dans les 30 derniers kilomètres. Notre coureur offensif du jour s’est vu rattrapé mais a lutté jusqu’à l’arrivée ! Eduardo marque des points pour le classement de la montagne et se classe deuxième à deux points du nouveau leader. Il est 21ème de l’étape.

Eduardo Sepulveda : « Je me suis rassuré aujourd’hui même si à l’arrivée je suis 21ème, qu’il n’y a pas le maillot à pois mais de la déception. Les deux premiers jours ont été très difficiles et m’ont relégué loin au général. L’échappée avait une petite chance d’aller au bout mais on a rapidement compris que le groupe maillot jaune aller revenir. Après les journées de galère et de froid, c’est une étape qui fait du bien au moral. Je passe à côté du maillot à pois. Je suis à deux points d’Axel Domont. Je retenterai demain et après-demain. »

Romain Hardy : « Je suis un peu déçu de mon étape. C’était un jour sans, je n’avais pas les jambes. J’ai pris un petit coup au moral. Depuis le début de la saison, je marche bien, c’est la première fois où je subis la course. Pourtant les gars m’ont bien aidé en particulier Laurent Pichon qui a essayé de me ramener dans la descente. J’espère retrouver les jambes du début de Paris-Nice et, pourquoi pas, tenter de m’échapper demain. On est plusieurs à être bien classé pour le maillot à pois, ça devient un objectif collectif. »    

Sébastien Hinault : « On passe à côté de pleins de chose sur cette étape. Il ne manque pas grand-chose pour que Romain Hardy bascule avec les meilleurs et accroche le top 10 du général. On laisse également le maillot à pois en route. Eduardo fait une belle échappée, on a vite compris que ça allait être difficile pour l’étape. On l’a motivé pour aller faire le grimpeur, on y a cru mais il lui manque 500m pour aller chercher le dernier. Il est à deux points d’Axel Domont rien n’est joué. Il nous reste deux étapes, on ne va pas se priver de jouer sur les trois tableaux : viser une victoire d’étape, aller chercher une belle place au général et récupérer le maillot à pois. »

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Etape 5 : Nouvelle journée à l’avant

Après une journée de contre-la-montre, les coureurs ont repris la route direction le sud sur une étape de presque 200 kilomètres. Sous un temps sec Pierre-Luc Périchon s’est échappé en compagnie de 5 autres coureurs pour passer la journée en tête. Les équipes ont mis en route pour boucher l’écart et donner une nouvelle chance aux sprinteurs. Dan McLay, bloqué dans son sprint se classe 14ème. Romain Hardy est toujours maillot blanc à pois rouge après 5 étapes.

Pierre-Luc Périchon : « Ce matin, j’avais le feu vert pour aller dans l’échappée. Je connaissais bien le début de l’étape. Je savais que je ne perdrais pas plus d’énergie à être échappé qu’à être dans le peloton, du coup j’ai suivi les coups. Notamment ceux d’Axel Domont, le régional de l’étape, je savais qu’il était très motivé. On a eu jusqu’à 7minutes d’avance, on s’est dit qu’il y avait une petite chance de jouer avec le peloton mais ils sont vite revenus à 4’ et on savait qu’on allait être revus. J’ai fait les points des grimpeurs pour protéger le maillot de Romain. Ça peut aussi devenir un objectif si Romain vise le général. J’ai envie de me faire plaisir sur les prochaines étapes et de repartir à l’avant, on verra aussi en fonction des consignes des DS. »

Dan McLay : « Je suis un peu déçu de ne pas réussir à faire un vrai bon sprint sur Paris-Nice. C’est le sport, il faut l’accepter. J’étais bien placé au dernier kilomètre, mais à 500m quand Greipel est passé à gauche, je me suis retrouvé enfermé contre les barrières, c’était impossible de lancer mon sprint correctement, c’est rageant. Je suis allé féliciter André Greipel, il était très fort aujourd’hui. »

Sébastien Hinault (directeur sportif) : « Nous étions encore acteurs de la course aujourd’hui. Pierre-Luc-Périchon dans l’échappé à bien défendu le maillot de Fortuneo-Vital Concept. C’était vraiment bien d’avoir Pierre-Luc à l’avant pour aller chercher les points du grimpeur, pour Romain. L’arrivée n’était pas facile, Dan vient chercher une 14ème place. Il manque ce petit truc pour faire mieux…»

 

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Etape #4 En course pour un Top 10

La quatrième étape de Paris-Nice se déroulait dans les pourcentages du Mont Brouilly : un chrono de 14, 5 kilomètres rendu difficile par une ascension aux passages allant jusqu’à 20 %. A travers les vignes, Eduardo Sepulveda a réalisé un bon chrono de 23’01 » et se classe 31ème de l’étape à 1’22 » du meilleur temps. La forme est là ! Romain Hardy, poussé par le maillot à pois et l’enjeu du classement général se classe à 1’43 » du vainqueur. Un bon résultat pour l’actuel meilleur grimpeur de Paris Nice, dans un exercice qu’il n’affectionne pas particulièrement. Il est toujours vêtu de rouge et blanc et est 11ème du général.

Romain Hardy : « Je suis content, j’ai limité la casse, je ne m’attendais pas à être aussi bien. On a bien travaillé avec toute l’équipe pour trouver la bonne position et Sébastien Hinault m’a bien motivé depuis la voiture.  Si tout se passe bien je dois pouvoir réussir à accrocher un Top 15, je vais en discuter avec les directeurs sportifs pour affiner les objectifs. Je n’ai pas monté de col depuis un certain temps, est-ce que je vais pouvoir grimper aussi bien qu’à la Vuelta l’an passé, c’est la question. Si j’ai fait un bon chrono, c’est que je suis bien, c’est un indicateur encourageant. »  

Eduardo Sepulveda (31ème) : « Je suis content de mes sensations. Le parcours me convenait bien. J’ai fait mon chrono sous la pluie, ce n’était pas un avantage j’ai dû prendre des virages plus prudemment que certains coureurs qui ont roulé au sec. Ça glissait beaucoup. Sous la pluie je ne suis pas le meilleur. J’ai de bonnes sensations, je vais tenter des choses sur les étapes plus difficiles.»

Arnold Jeannesson (37ème) : « J’avais repéré les endroits où je pouvais passer en force ! Je me suis rassuré sur ce chrono, j’y suis allé progressivement, il ne fallait pas se mettre dans le rouge dès le départ. »

Sébastien Hinault : « Romain s’en sort bien. Il n’excelle pas dans l’exercice du contre-la-montre. Il s’est arraché pour ne pas perdre trop de temps. Il est onzième, on va continuer à jouer le général tout en gardant un œil sur le maillot à pois. Les temps d’Eduardo et d’Arnold sont très corrects, ça prouve que les jambes répondent bien et qu’ils seront présents quand les routes vont s’élever. »

 

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Etape #3 Enfin un sprint massif massif

La règle du « jamais deux sans trois » n’a pas été respectée aujourd’hui sur les routes de Paris-Nice. Après deux étapes très difficiles de part le froid, la pluie et le vent, la douceur a fait son apparition au départ de Chablis. Trois coureurs ont pris « l’échappée matinale » mais sont rattrapés dans les derniers instants. Pas de surprise à l’arrivée, c’est un sprint massif qui a départagé les coureurs. Dan McLay est 11ème, après avoir été bien entouré par toute l’équipe. Romain Hardy conserve son maillot à pois. Les réactions des principaux acteurs :

Dan McLay (11ème:
« J’étais bien placé à 2 kilomètres de l’arrivée, mais aux 600 mètres j’ai été gêné dans ma progression par des coureurs qui redescendaient. C’est de ma faute si je prends seulement la 11ème place. Si j’avais eu l’option d’aller plus à gauche, je me serai peut-être approché d’un Top 5. J’ai de bonnes jambes, et mes coéquipiers ont fait un super job pour moi, je suis un peu déçu de ne pas offrir une meilleure place à l’équipe. On remettra ça jeudi ! » 

Pierre-Luc Périchon :
« On a fait le maximum pour aider Dan dans le final. On va se tourner vers le contre-la-montre de demain. Je n’ai pas la prétention d’aller jouer les premiers rôles sur ce chrono, donc je vais me faire plaisir malgré la pluie qui est annoncée. Il faut gérer l’effort avant la bosse, ne pas perdre de temps sur le plat mais ne pas arriver cramé avant la bosse. Ensuite, on va tout lâcher dans les 3 derniers kilomètres et faire les comptes au sommet.» 

Sébastien Hinault (directeur sportif):
« On savait que les sprinteurs étaient frustrés après les deux premières étapes et qu’il y avait de grandes chances d’assister à une arrivée massive. L’équipe a travaillé autour de Dan toute la journée. Ils avaient comme consigne de bien le placer après le dernier grimpeur, car les routes étaient étroites dans le final et on allait rapidement plonger vers l’arrivée. Dan fait 11ème, même si c’est le très haut niveau on pouvait espérer un peu mieux. Il aura encore une chance jeudi. Romain Hardy prend 2 points de plus ce n’est pas négligeable dans la course au maillot à pois. On a également l’objectif d’une belle place au général pour lui. Pour cela il va devoir limiter la casse sur le chrono de demain qui n’est pas sa spécialité. » 

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Paris-Nice #2 : Un vrai temps de flahute

Placement était le mot du jour sur Paris-Nice…après bordure, vent, pluie, froid, tempête. Pour la deuxième étape, c’est Romain Hardy qui s’est une nouvelle fois bien placé pour se trouver en tête dès les premiers passages exposés aux vents forts, et les premières cassures… Derrière Arnold Jeannesson, présent dans un groupe d’une soixantaine de coureurs a fait l’effort pour rejoindre son coéquipier dans la deuxième moitié de course. Epaulé par Arnold dans le final, Romain se classe 14è. En passant en tête l’unique côte répertoriée de la journée, Romain Hardy conforte son maillot à pois. La mauvaise nouvelle du jour est l’abandon de Maxime Bouet, qui à bout de forces a dû s’arrêter.

 

Romain Hardy (6ème du général et maillot à pois) :« C’était terrible, je n’ai jamais disputé une course comme aujourd’hui. En plus du mauvais temps, des bordures se sont rapidement créees, ça roulait à bloc les 80 premiers kilomètres. A mi course, j’étais mort, j’avais presque tout donné. Arnold m’a repris et remotivé, j’avais froid mais je me suis accroché. Une fois que les groupes étaient établis c’était un peu plus facile. La bonne nouvelle est que je consolide le maillot, et que je reste placé au général, je crois que j’ai bien mérité mon thé dans le bus. (rires).»  
 
Arnold Jeannesson (22ème de l’étape) : « Je n’étais pas super bien placé en début de course, mais je me trouvais quand même en milieu de peloton. J’ai essayé de rester concentré et courir intelligemment dans chaque bordure en me replaçant à chaque fois, ce qui me permettait de remonter. Ca a payé puisqu’à une heure et demi de la fin je me suis retrouvé dans le groupe de tête avec Romain. Je n’avais rien à jouer aujourd’hui, avec l’étape d’hier je savais que le classement général etait à oublier. Je voulais aider Romain pour faire une place sur l’étape ou/et qu’il ne perde pas de temps au classement général. Puis il était un peu dans le dur, psychologiquement il avait besoin d’aide après avoir lâché la première bordure : il avait besoin de réconfort et d’un bon placement pour bien terminer l’étape. Les conditions météo qu’on a eues aujourd’hui font partie des pires qui existent pour la pratique du cyclisme. On se retrouve souvent à rouler dans ces conditions mais ce ne sera jamais une partie de plaisir…C’était difficile pour tout le monde, mais quand on est devant, qu’on est dans le groupe qui mène la course et qu’on arrive à rester concentrer c’est déjà bien. »

 
Maxime Bouet (abandon) : « Je suis triste de devoir abandonner Paris-Nice, c’était un objectif de début de saison. Depuis que je suis tombé malade, après La Marseillaise, je n’arrive pas à récupérer. On n’est pas des machines, on pratique un sport extrêmement exigeant, et malgré l’envie je n’avais pas les jambes et la condition pour faire une telle étape. »
 
 
Sébastien Hinault (directeur sportif) : « Etape dantesque, les pires conditions météo que j’avais imaginées étaient même en dessous de la réalité. C’est une étape de fou, je suis persuadé que dans 20 ans ils en reparleront. Ils ont été marqués par la vitesse et le froid. L’équipe s’en sort pas trop mal, Romain Hardy conforte son maillot à pois, on peut espérer le garder au moins jusqu’à vendredi et ça peut devenir un vrai objectif pour la semaine. Il est toujours dans le coup pour le classement général. J’ai connu ces journées, ou on est derrière avec des conditions extrêmes; on pense qu’a une chose : rentrer pour pouvoir se changer! C’est comme ça, ça fait partie de la vie des coureurs cyclistes, heureusement que ce n’est pas tous les jours. L’abandon de Maxime est une petite déception. Il ne se sentait pas bien depuis quelque temps, mais espérait être mieux pour Paris Nice, ça ne l’a pas fait. Il va partir sur un autre objectif, un autre programme et d’ici peu ça ira beaucoup mieux. »  

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