Pierre-Luc Périchon : « Rien à perdre sur Paris-Roubaix »

La reine des classiques ne laisse personne indifférent, chaque coureur a une histoire avec les pavés. Entre enfer et paradis, il y a 257 kilomètres dont 55 kilomètres de secteurs. Premier acte à 15h10 avec la présentation de l’équipe.
Ombre au tableau, Brice Feillu, victime d’une angine, ne sera pas au départ à Compiègne ; il est remplacé par Maxime Daniel.
Réactions : 

Pierre-Luc Périchon : « Je m’éclate sur les pavés. J’ai vu trois fois Roubaix et j’espère une quatrième très vite. Chez les Espoirs, j’avais cassé trois vélos en quatre secteurs. J’étais très frustré d’abandonner et je m’étais promis de le finir chez les pros. C’est mythique, en particulier la trouée d’Arenberg, c’est très dur et les sensations te rappellent vite à l’ordre. Le public te porte jusqu’à la moitié, après ça brûle fort. La forme est là, j’ai de l’ambition mais je reste lucide, un top 20 serait un bon résultat. Je ne me mets pas la pression. Je n’ai rien à perdre sur Paris-Roubaix. Je vais essayer de m’amuser le plus possible et de décrocher le meilleur résultat. »

Dan McLay : « Paris-Roubaix… c’est un rêve. Je n’ai pas de mots pour décrire l’ambiance. L’an passé je découvrais l’épreuve, cette année je vais tout faire pour voir le vélodrome le plus tôt possible. »

Franck Bonnamour : « Tout le monde connaît Paris-Roubaix même les gens qui ne suivent pas trop le vélo, c’est quelque chose d’être au départ. L’an passé, je garde un bon souvenir de l’ambiance mais j’avais souffert… beaucoup.  Cette année, ma condition est meilleure. J’étais déçu de ne pas finir. Donc 2017 : objectif vélodrome. J’aimerais prendre l’échappée même si ça va batailler. C’est la plus difficile de l’année, on est 150 à vouloir être dedans. Nerveusement et physiquement, on laisse du jus. »

06/04/2017
Reconnaissance Paris Roubaix équipe Fortunéo Vital concept
©Thomas Maheux/Agence Zoom

Francis Mourey : « La reine des Classiques fait rêver beaucoup de coureurs cyclistes dont moi. Je suis toujours très fier d’être au départ. Jeune, je regardais la course à la télévision, jamais je n’ai pensé pouvoir y participer. L’an passé, pour la première fois, je suis entré sur le Vélodrome, j’étais comme un gamin. Les éditions précédentes, j’avais dû dépanner mes leaders. Dimanche on sera « défoncé » mais le lundi on voudra y retourner. Tellement de personnes rêvent d’y participer, nous on a cette chance. »

Boris Vallée : « Dimanche, on va passer une journée en enfer et pourtant on aura envie d’y retourner. Sur cette course j’étudie le parcours comme jamais, je connais le Road Book par cœur (rires). »

Erwann Corbel : « Il y a un mélange d’excitation et d’appréhension. D’un côté on va disputer la plus belle course du monde, de l’autre on sait qu’on va souffrir comme jamais. C’est un vrai enfer. Après un secteur, on n’a pas forcément mal aux jambes, mais décoller les mains du cintre est un vrai sport (rires). Je suis content d’y être, j’ai hâte mais je sais que je vais ramasser. Je regardais Roubaix à la télé, c’était le dimanche où avec ma famille on scotchait devant la télé avec un bon gâteau de maman (rires). L’ambiance est dingue. Il y a une foule incroyable. La trouée d’Arenberg, il faut l’avoir fait sur un vélo…  on est à deux sur le pavé, il y a un monde fou de chaque côté, des drapeaux au-dessus de nos têtes, on n’entend plus le vélo sur les pavés, seulement la foule… on a des frissons et on profite. »

06/04/2017
Reconnaissance Paris Roubaix équipe Fortunéo Vital concept
©Thomas Maheux/Agence Zoom

Benoit Jarrier : « L’enfer du Nord mène au paradis, cette phrase résume tellement bien Paris-Roubaix, tout est dit. Je reviens du circuit de la Sarthe, j’avais de bonnes sensations, c’est une bonne préparation avant Roubaix. »

Maxime Daniel : « Je n’arrive pas dans les meilleures dispositions, j’ai été gêné en mars par une tendinite à la cheville, je ne me suis pas spécifiquement préparé pour Paris Roubaix mais c’est la course qui me faisait rêver petit, donc forcement je suis heureux de prendre le départ. L’an passé, j’avais pris beaucoup de plaisir à être dans l’échappée. J’avais terminé 28ème, dans le groupe à Cancellara, après avoir travaillé pour mon leader. Je ne me mets pas de pression, je n’ai pas fait la reco mais les pavés ça ne s’oublie pas. »

Brice Feillu : « J’étais très motivé pour faire Paris-Roubaix. Je ne voulais pas trop le dire en début de saison mais j’avais coché cette date. Depuis jeudi une grosse angine me cloue au lit. Vendredi matin, j’ai pris l’avion pour venir jusqu’à Compiègne mais mon état a empiré dans l’après-midi. Je suis très déçu de ne pas prendre le départ. Mais, il y a plus grave… ça fait partie du vélo. Je vais bien me soigner et me tourner vers d’autres courses, la saison est encore longue et la motivation toujours présente. »

Sébastien Hinault – directeur sportif : « Une bonne journée dimanche ? Avoir un coureur dans l’échappée et accrocher un Top 20. Comme DS on craint moins la chute par contre… on s’inquiète pour huit (rires). On finit également la journée fatigué (rires) »

 

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