Paris-Nice #2 : Un vrai temps de flahute

Placement était le mot du jour sur Paris-Nice…après bordure, vent, pluie, froid, tempête. Pour la deuxième étape, c’est Romain Hardy qui s’est une nouvelle fois bien placé pour se trouver en tête dès les premiers passages exposés aux vents forts, et les premières cassures… Derrière Arnold Jeannesson, présent dans un groupe d’une soixantaine de coureurs a fait l’effort pour rejoindre son coéquipier dans la deuxième moitié de course. Epaulé par Arnold dans le final, Romain se classe 14è. En passant en tête l’unique côte répertoriée de la journée, Romain Hardy conforte son maillot à pois. La mauvaise nouvelle du jour est l’abandon de Maxime Bouet, qui à bout de forces a dû s’arrêter.

 

Romain Hardy (6ème du général et maillot à pois) :« C’était terrible, je n’ai jamais disputé une course comme aujourd’hui. En plus du mauvais temps, des bordures se sont rapidement créees, ça roulait à bloc les 80 premiers kilomètres. A mi course, j’étais mort, j’avais presque tout donné. Arnold m’a repris et remotivé, j’avais froid mais je me suis accroché. Une fois que les groupes étaient établis c’était un peu plus facile. La bonne nouvelle est que je consolide le maillot, et que je reste placé au général, je crois que j’ai bien mérité mon thé dans le bus. (rires).»  
 
Arnold Jeannesson (22ème de l’étape) : « Je n’étais pas super bien placé en début de course, mais je me trouvais quand même en milieu de peloton. J’ai essayé de rester concentré et courir intelligemment dans chaque bordure en me replaçant à chaque fois, ce qui me permettait de remonter. Ca a payé puisqu’à une heure et demi de la fin je me suis retrouvé dans le groupe de tête avec Romain. Je n’avais rien à jouer aujourd’hui, avec l’étape d’hier je savais que le classement général etait à oublier. Je voulais aider Romain pour faire une place sur l’étape ou/et qu’il ne perde pas de temps au classement général. Puis il était un peu dans le dur, psychologiquement il avait besoin d’aide après avoir lâché la première bordure : il avait besoin de réconfort et d’un bon placement pour bien terminer l’étape. Les conditions météo qu’on a eues aujourd’hui font partie des pires qui existent pour la pratique du cyclisme. On se retrouve souvent à rouler dans ces conditions mais ce ne sera jamais une partie de plaisir…C’était difficile pour tout le monde, mais quand on est devant, qu’on est dans le groupe qui mène la course et qu’on arrive à rester concentrer c’est déjà bien. »

 
Maxime Bouet (abandon) : « Je suis triste de devoir abandonner Paris-Nice, c’était un objectif de début de saison. Depuis que je suis tombé malade, après La Marseillaise, je n’arrive pas à récupérer. On n’est pas des machines, on pratique un sport extrêmement exigeant, et malgré l’envie je n’avais pas les jambes et la condition pour faire une telle étape. »
 
 
Sébastien Hinault (directeur sportif) : « Etape dantesque, les pires conditions météo que j’avais imaginées étaient même en dessous de la réalité. C’est une étape de fou, je suis persuadé que dans 20 ans ils en reparleront. Ils ont été marqués par la vitesse et le froid. L’équipe s’en sort pas trop mal, Romain Hardy conforte son maillot à pois, on peut espérer le garder au moins jusqu’à vendredi et ça peut devenir un vrai objectif pour la semaine. Il est toujours dans le coup pour le classement général. J’ai connu ces journées, ou on est derrière avec des conditions extrêmes; on pense qu’a une chose : rentrer pour pouvoir se changer! C’est comme ça, ça fait partie de la vie des coureurs cyclistes, heureusement que ce n’est pas tous les jours. L’abandon de Maxime est une petite déception. Il ne se sentait pas bien depuis quelque temps, mais espérait être mieux pour Paris Nice, ça ne l’a pas fait. Il va partir sur un autre objectif, un autre programme et d’ici peu ça ira beaucoup mieux. »  

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