Paris-Nice #1 : Vent, pluie et … pois

La première étape de la course au soleil s’est déroulée sous une météo capricieuse. Le vent, le froid et la pluie des Yvelines n’ont pas empêché Romain Hardy de prendre l’échappée de quatre coureurs qui s’est formée dès les premiers kilomètres. De ce groupe de quatre, seul Romain est resté aux avants-postes de la course pour venir chercher une belle 5ème place qui confirme son excellente forme actuelle. Demain, Romain changera (un peu) de couleurs de maillot…Il endossera le maillot blanc à pois rouges remporté aujourd’hui en passant à deux reprises la côte de Senlisse en tête.

 

Romain Hardy (5ème de l’étape et maillot à pois) :

« Quand j’ai vu que je pouvais prendre le maillot à pois je ne m’en suis pas privé, c’est toujours intéressant de porter un maillot distinctif, personnellement c’est une première sur une épreuve aussi prestigieuse. Ce matin, on savait qu’il serait intéressant d’être dans l’échappée pour anticiper les coups de bordures. Quand on a été rejoint par le premier groupe, j’ai fait mon « filou » c’est à dire : frotter et bien me placer. Dans la dernière montée, j’ai suivi la roue de Dan Martin et au sprint je me suis retrouvé dans celle Alexander Kristoff, c’était idéal. Par contre, quand il a fait parler sa puissance dans les derniers mètres, je n’ai pas pu rester longtemps au contact (Rires). J’ai été costaud du début à la fin. C’est une belle cinquième place. Je lance bien mon Paris-Nice. » 

Yvon Caër (directeur sportif) :

On avait décidé d’anticiper en prenant l’échappée pour décrocher le maillot de meilleur grimpeur et essayer de se faire récupérer par la bonne bordure qui allait forcément se former. Ces deux objectifs ont été atteints. On est contents, c’est très bien ce qu’a montré Romain.Il était très, très fort, puisqu’il est le seul de l’échappée à finir devant. C’est la preuve que si l’on est opportuniste, qu’on anticipe les grosses manœuvres et qu’on se retrouve devant avant les grands coups de bordures, on a peut-être plus de chances d’arriver au bout que si l’on attend la mise en action des grosses équipes. On reste un peu déçus pour le reste de l’équipe, on aurait aimé qu’il y ait au moins un ou deux gars dans le groupe d’Alberto Contador. On savait quand et où ça allait bordurer et…on a peut-être été un peu frilleux. Il faut apprendre pour se mettre dans le match de manière plus violente, la prochaine fois.

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